Québec s'intéresse aux tramways de Toronto

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En plus de ses quatre lignes de métro, Toronto dispose de 11 lignes de tramway sur lesquelles circulent 248 véhicules.

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Pierre-André Normandin
Le Soleil

(Québec) Le maire Régis Labeaume a beau se dire «contre le tramway», il s'intéresse de près au développement du réseau de transport en commun de Toronto qui a pourtant choisi ce véhicule pour relier ses banlieues à son centre-ville.

Le président du Toronto Transit Commission (TTC), Adam Giambrone, est de passage à Québec mardi pour rencontrer le maire afin de lui présenter son projet de 8 milliards $ pour améliorer le réseau de transport collectif de la métropole canadienne. «Même si nous sommes une grande ville qui utilise le métro, on a décidé de transférer vers un modèle de tram. On est à construire quatre nouvelles lignes de tram sur 80 km», a indiqué le jeune conseiller municipal.

En plus de ses quatre lignes de métro, Toronto dispose de 11 lignes de tramway sur lesquelles circulent 248 véhicules. «C'est le plus grand réseau de tram en Amérique, le deuxième ou troisième au monde», de dire M. Giambrone.

Et voilà, la Ville reine a décidé en 2007 d'étendre ce réseau de surface pour relier trois anciennes banlieues fusionnées en 1998, soit Scarborough, North York et Etobicoke. Fait intéressant à noter, celles-ci sont distantes de 12 km à 15 km du centre-ville, soit à peu de chose près la distance séparant le coeur de Québec de ses secteurs périphériques, comme l'ouest de Lévis, Saint-Augustin-de-Desmaures, le nord de Charlesbourg ou encore Boischatel.

Toujours opposé

Fier de présenter M. Giambrone aux journalistes peu avant le conseil municipal de lundi, le maire Labeaume a toutefois flairé le danger quand celui-ci s'est emballé sur son projet de tramway. «Adam, fais attention à ce que tu dis. Je ne t'ai pas mis au courant», a-t-il dit avant de lui spécifier «que je suis contre le tramway».

Message reçu. Le Torontois a bien fait attention de ne pas se prononcer sur les vertus des tramways pour Québec, se contentant de présenter le projet de développement du TTC. Il a spécifié avoir été invité à rencontrer le maire pour le conseiller dans les démarches de la capitale québécoise pour trouver son mode de transport pour l'avenir. Rappelons que l'administration Labeaume a mis sur pied voilà un an un comité sur la mobilité durable pour étudier cette question et qu'un rapport est attendu d'ici cet été.

«À ce que j'ai compris, ils sont en train de décider quelle sorte de tram ils veulent utiliser. Il y a une différence entre des trams plus touristiques au centre-ville ou un autre qui peut desservir les banlieues», a glissé M. Giambrone.

Le maire Labeaume avait approché le président du TTC pour qu'il se joigne au Comité sur la mobilité durable. Son emploi du temps déjà fort chargé a toutefois empêché le Torontois de prendre part aux travaux entrepris par une vingtaine d'élus et spécialistes.

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