Mardi soir, le maire Labeaume a cité à maintes reprises l'exemple de Vancouver, qui a renouvelé plusieurs de ses infrastructures sportives, mais aussi son système de transport en commun en vue d'accueillir les Jeux olympiques. «Vancouver s'est payé un tramway et un SkyTrain grâce aux Olympiques», a dit le maire en marge du forum organisé par Radio-Canada sur l'éventuelle candidature de Québec aux Jeux d'hiver de 2022 ou de 2026.
Il a expliqué que les Jeux avaient permis à Vancouver d'attirer un financement gouvernemental beaucoup plus important qu'en temps normal, tant à l'échelle provinciale que fédérale. Ce qu'il souhaite pour Québec. «C'est certain que nous on veut financer nos infrastructures avec cet alibi-là! Pour nous autres, ce serait extrêmement payant», a-t-il dit lors du débat. «On veut profiter d'une candidature olympique potentielle pour faire investir les gouvernements dans autre chose, dont le transport en commun. Ça va bien plus loin qu'un amphithéâtre, ça va bien plus loin qu'une piste de bobsleigh», a-t-il ensuite précisé.
Régis Labeaume a toutefois expliqué que les investissements dans la modernisation du système de transport en commun n'étaient pas destinés à être rentables. «Un système de transport en commun, si vous calculez les coûts d'immobilisation, c'est impossible que ce soit rentable. Alors, la rentabilité, est-ce qu'il y a moyen qu'on voit ça de façon plus sociétale? Ce n'est pas juste de l'administration. On vit en société.»












