«Personne ne veut d'une taxe spéciale et il n'y en aura pas. Le monde ne veut pas payer de taxes pour ça», a-t-il affirmé mercredi, de façon catégorique, lors d'un point de presse.
M. Labeaume s'est fait en quelque sorte l'écho des résultats d'un sondage diffusés en début de semaine qui indiquent que les deux tiers des personnes interrogées sont contre l'idée de contribuer à un fonds particulier au moyen d'une taxe spéciale pour financer l'événement. Seulement le quart des sondés est favorable à cette hypothèse et 11 % se sont dits indécis.
Le premier ministre Jean Charest a également exprimé une fin de non-recevoir à la possibilité d'une taxe spéciale pour financer les Jeux olympiques à Québec.
Pour éviter un bain d'encre rouge, le maire s'attend à ce que les gouvernements fédéral et provincial prennent à leur charge les coûts de construction des infrastructures, dont le nouvel amphithéâtre de 400 millions $, l'anneau ou l'ovale de glace couvert et le rehaussement du cap Maillard.
«Normalement, les opérations olympiques, c'est rentable au niveau des revenus et des dépenses. Le reste, ce sont les infrastructures. Les gouvernements payent pour les infrastructures. Avec les Olympiques, on aurait l'occasion rêvée d'accélérer l'implantation des infrastructures», a-t-il plaidé. Il a donné l'exemple de Vancouver, qui a profité d'investissements dans les infrastructures de quelques milliards de dollars de la part des gouvernements pour la tenue des Olympiques.
M. Labeaume ne voit que du bon dans une candidature de sa ville pour présenter les Jeux dans la mesure où les gouvernements s'engagent à construire les nouvelles infrastructures. «Si on n'obtient pas les Jeux, on ne sera pas perdant. L'expression loose loose, Québec a connu ça deux fois. Moi, je ne veux pas connaître ça», a-t-il affirmé.
Calibre international
«La condition [d'une candidature], c'est d'avoir des équipements sportifs pour faire en sorte de nous donner la capacité d'avoir des événements sportifs de calibre international. Si on n'a pas les Olympiques, on sera devenu une ville d'événements sportifs de calibre international», a-t-il poursuivi.
Il a reconnu que le transport en commun à Québec n'est pas suffisant pour recevoir les milliers d'athlètes et de visiteurs aux Jeux olympiques d'hiver. «Ça prend un système de transport qui peut accueillir les Olympiques. Il faut faire la preuve qu'on est capable d'avoir un système de transport adéquat. Actuellement à Québec, on n'est pas organisé pour ça», a-t-il affirmé.
Par ailleurs, le maire est emballé par le fort appui (87 %) des plus jeunes générations de 18 à 44 ans pour la tenue des Olympiques à Québec. «Ça m'a tellement enthousiasmé, cette réponse. C'est fort. C'est une réponse pour dire qu'ils croient en l'avenir de la ville», a-t-il commenté.














