La comparaison a été calculée sur la base du tarif d'un laissez-passer qui peut varier entre 60 $ et 79 $ selon la région. Le coût d'un usage quotidien a été établi à 2,30 $. Pour se déplacer en auto, il a été fixé à 21 $ par jour, en incluant les dépenses pour l'achat et l'utilisation d'un véhicule.
D'autre part, l'étude fait valoir que les dépenses pour le transport en commun sont plus stables et prévisibles. «L'utilisation de l'automobile complique la gestion des budgets des ménages, particulièrement dans le cas d'imprévus. Elle implique, d'une part, des coûts fixes liés à la possession même du véhicule (achat/location, assurances, permis de conduire, immatriculation, dépréciation du véhicule) et, d'autre part, des frais variables qui dépendent notamment du kilométrage parcouru (consommation d'essence, usure des pneus et entretien)», lit-on dans le document de l'ATUQ.
Malgré l'avantage économique du transport en commun pour le budget personnel, la directrice générale de l'ATUQ, France Vézina, n'en reconnaît pas moins que des améliorations importantes devront être apportées au service actuel au Québec pour inciter plus d'automobilistes à délaisser ou à prendre moins souvent leur véhicule et à opter pour le transport en commun.
«Nous ne sommes pas contre l'utilisation de la voiture personnelle mais pour une utilisation de façon plus intelligente. Si on veut augmenter la clientèle du transport en commun, il faudra investir davantage pour avoir un service confortable, plus rapide, avec plus de voies réservées», a-t-elle plaidé, hier, au cours d'un point de presse.
Les retombées du transport en commun sur l'économie du Québec ne sont pas négligeables. Plus de 17 300 emplois directs et indirects sont attribuables aux activités des sociétés de transport. L'impact économique global a été estimé à 1,3 milliard $ par année.
S'il n'y avait pas de bus ...
Par ailleurs, la recherche effectuée pour l'ATUQ quantifie les besoins astronomiques de nouveaux stationnements s'il n'y avait pas de transport en commun dans les neuf grandes villes du Québec. On évalue qu'il faudrait 385 500 espaces de stationnement supplémentaires, soit l'équivalent de 670 terrains de football ou 4,5 fois la superficie des plaines d'Abraham.
Retirer le transport en commun ferait aussi gonfler les achats d'essence. On estime que les services de transport en commun permettent de réduire la consommation d'essence de 800 000 litres par jour au Québec ou l'équivalent de 5000 barils de pétrole par jour. Ce volume de carburant représente 1950 tonnes de CO2 par jour.
À Québec, l'absence du Réseau de transport de la Capitale ferait augmenter la consommation d'essence de 56 000 litres par jour, soit l'équivalent de 145 tonnes de CO2.
D'autre part, l'utilisation du transport en commun par les résidants d'une région a un effet positif sur leur santé du fait qu'ils marchent davantage. À Québec, 27 % des usagers du RTC ont fait plus de 10 % de l'activité physique recommandée grâce à leurs déplacements en transport en commun. Ce ratio est de 83,7 % à Montréal.
L'ATUQ représente les neuf sociétés de transport des grandes villes du Québec dont le RTC.











