Plan de mobilité durable: des centaines de millions de dollars en projets

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L'épine dorsale du plan de mobilité durable sera sans doute l'implantation d'un nouveau mode de transport en commun pour faciliter les déplacements dans la région.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Pierre-André Normandin

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Le Soleil

(Québec) Le plan de mobilité durable que s'apprête à dévoiler le maire de Québec en juin nécessitera des investissements de «centaines de millions de dollars». Devant l'ampleur du projet, Régis Labeaume estime que le gouvernement fédéral devra contribuer au développement du transport en commun de la capitale.

Lundi matin, le maire prononcera le premier de deux «importants» discours afin de présenter la vision de son administration pour le développement de la capitale au cours du prochain quart de siècle. L'épine dorsale de ce plan sera sans nul doute l'implantation d'un nouveau mode de transport en commun pour faciliter les déplacements dans la région. «À la fin juin, vous saurez exactement en termes d'urbanisme et d'aménagements non seulement quelle est notre vision, mais notre plan pour les 25 prochaines années», a indiqué M. Labeaume lors d'un point de presse jeudi.

L'ampleur des besoins en transport en commun est telle qu'Ottawa n'aura d'autre choix que de s'investir. Financièrement. «Le gouvernement fédéral ne peut plus s'exclure du financement des infrastructures de transport collectif dans ce pays. Ça ne peut pas seulement être les gouvernements provinciaux; ils n'ont pas suffisamment d'argent», a souligné le maire de Québec, joignant ainsi sa voix aux maires canadiens réclamant la contribution du fédéral à leurs projets. M. Labeaume a toutefois refusé pour l'instant de chiffrer avec précision le coût de son plan de mobilité durable, mais a glissé que «c'est toujours en centaines de millions de dollars».

Des zones ciblées

Chose certaine, le plan ira au-delà d'identifier un nouveau mode de transport, comme le tramway, le trolleybus ou le train léger. Il ciblera les zones où la Ville souhaite se développer. Ce sera d'ailleurs le thème central de son discours de lundi. «Lorsqu'on s'est attaqués, il y a 15 mois, au dossier de la mobilité durable, on s'est aperçus qu'on ne pouvait pas statuer sur un plan de mobilité pour l'avenir sans statuer sur l'aménagement de la ville pour l'avenir. Honnêtement, lundi, c'est le début de l'annonce des décisions importantes qu'on voulait faire pour le prochain quart de siècle», a avancé M. Labeaume.

Le maire ne dévoilera pas lundi le mode de transport retenu pour améliorer la desserte en transport en commun, mais se concentrera plutôt à exposer les enjeux auxquels est confrontée la capitale, notamment l'étalement urbain. C'est le 10 juin que le plan sur la mobilité durable sera dévoilé.

Avant le discours du maire, deux conférenciers de l'Institut national de recherche scientifique mettront la table. Le titre de leur allocution en dit long sur les enjeux qui seront abordés. Le professeur Alain N. Rousseau, du Centre Eau Terre Environnement, parlera ainsi du «rôle de la gestion par bassin versant dans la protection de l'eau potable, de la source au robinet». Rappelons que Québec a fréquemment montré du doigt ses voisines de la MRC de la Jacques-Cartier pour les conséquences de leur fort développement résidentiel sur la principale source d'eau de la capitale, dans la rivière Saint-Charles.

Suivra une présentation de la professeure Marie-Soleil Cloutier, du Centre Urbanisation Culture et Société, sur «l'urbanisation et la densification des villes : quelles options?» Le sujet a maintes fois suscité la controverse ces dernières années, des citoyens refusant de voir leur quartier se densifier.

Le maire présentera ensuite sa «vision pour le développement durable de Québec» dans un discours devant durer 45 minutes. Il dit vouloir y annoncer des décisions «courageuses» pour l'avenir de la capitale.

Des indices

S'il a refusé d'en dire davantage pour l'instant, quelques indices transpirent déjà. Coïncidence ou pas, le comité exécutif de Québec a entériné mercredi un règlement élargissant la marge de recul entre les bâtiments et le boulevard Laurier, de la tête des ponts à l'autoroute Robert-Bourassa. Le document évoque ainsi le réaménagement complet de l'artère sur une largeur de 50 m. D'où le besoin d'une marge de recul. «Réaménagement global du boulevard Laurier, incluant la mise en place de voies en site propre pour le transport en commun. Les principes de base du réaménagement souhaité ont déjà été établis», peut-on lire.

 

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