«C'est un combat pour donner de la vue aux gens, un horizon», a indiqué Léonce Naud, le président de la Société des gens de baignade, qui a lancé l'activité en 1996, au moment où tous les feux étaient tournés vers le quartier Saint-Roch, alors en pleine relance. Quinze ans plus tard, le dossier n'a pas beaucoup progressé. Mais les organisateurs de l'activité comptent maintenant sur la volonté affichée du maire de Québec de freiner l'étalement urbain et de densifier les quartiers centraux pour voir enfin aboutir leur rêve.
L'aménagement d'un parc-plage au bassin Louise favoriserait la venue des jeunes familles dans le secteur, en plus de constituer un nouvel attrait touristique et de stimuler l'économie, disent-ils. «En automne, on pourrait faire du canot et du kayak sur le plan d'eau, qui serait transformé en grande patinoire en hiver», a continué M. Naud, qui tient à souligner que de nombreux tests ont confirmé la très bonne qualité de l'eau du bassin, exempte de coliformes fécaux.
Régis Labeaume s'est dit favorable au projet auquel il songe ajouter un hôtel. «La prochaine étape sera de tenir une grande consultation publique», a enchaîné le conseiller indépendant Yvon Bussières, quelques instants avant de sauter à l'eau. «Il faudra aussi avoir un consensus au conseil municipal.»
L'appui des citoyens d'abord
Pour le moment, l'endroit a une vocation portuaire et relève du gouvernement fédéral, sans l'accord de qui aucun réaménagement des lieux ne sera possible.
«Si le projet est priorisé par la population, le fédéral n'aura pas d'autre choix d'accepter de changer la vocation du site pour qu'il devienne une plage publique accessible», a soutenu la députée bloquiste Christiane Gagnon. «Tout le monde serait gagnant. On veut amener des gens en ville, mais ça prend des attraits.»
À peine sortie de l'eau, la conseillère Anne Guérette a demandé au maire Labeaume de ne pas agir seul. «Les citoyens et les intervenants ont quelque chose à apporter pour bonifier ce projet.»






















