Fin juin 2009. Le Soleil rapporte que la Ville de Québec prévoit lancer une étude de préfaisabilité sur la question, après avoir eu des discussions avec Stationnement de Montréal, l'agence responsable du projet BIXI dans la métropole.
Inaugurés au printemps, les vélos montréalais en libre-service connaissent un grand succès et plusieurs villes songent maintenant à importer cette bicyclette urbaine, conçue et fabriquée au Québec.
Un an plus tard, l'étude de préfaisabilité n'a toujours pas été réalisée et le vice-président du comité exécutif, François Picard, admet qu'il faudra probablement attendre des années avant de voir apparaître des BIXI dans les rues de la capitale. Le projet n'est pas mort et enterré, dit-il, mais il est loin d'être une priorité. «Dans un premier temps, il faut mieux aménager nos pistes cyclables avant de mettre en service des vélos pour des gens qui ne sauraient pas où aller», dit-il.
La première étape est de mettre en place une piste utilitaire sur le boulevard René-Lévesque, avant de poursuivre le développement du réseau cyclable dans les quartiers.
L'aménagement d'un lien mécanique entre la haute ville et la basse ville, dans le secteur des bretelles de l'autoroute Dufferin-Montmorency, fait aussi partie des priorités, précise M. Picard.
Ce lien mécanique pour vélos, d'abord prévu en 2011 selon le plan directeur du réseau cyclable, ne pourra être réalisé l'an prochain, admet-il. La Ville de Québec attend des précisions sur le projet de Robert Lepage, qui veut installer dans ce secteur sa salle de spectacle Le Diamant, et d'en savoir plus concernant le projet d'hôtel qui sera construit sur le terrain de l'ancienne église Saint-Vincent-de-Paul, comprenant un stationnement souterrain.
«On va d'abord mettre en place ce lien mécanique avant d'investir des millions dans un réseau de vélos en libre-service. On ferait une erreur en devançant les choses et les gens seraient déçus», affirme François Picard.
L'oeuf ou la poule
Chez Accès transports viables, on voit toutefois les choses d'un autre oeil. Le président de l'organisme, Christian Savard, considère qu'il faut développer le réseau cyclable tout en optant pour des bicyclettes de type BIXI. «Un service de vélos en libre-service permet de créer une demande pour un réseau de pistes cyclables. C'est un peu l'oeuf ou la poule. Les deux sont importants», dit-il.
M. Savard déplore par ailleurs la lenteur entourant le développement d'un réseau cyclable utilitaire à Québec. «On nous promettait une piste sur René-Lévesque comme legs du 400e. Deux ans plus tard, on est toujours au même point. Ça commence à être long, il est temps que ça bouge», lance-t-il.


























