Le contrat entre l'administration municipale et le Cirque a été revu pour prévoir le partage de certaines sources de revenus. Dès la fin 2009, le Cirque du Soleil avait informé la Ville de Québec de son désir de vendre des produits dérivés sur le site du spectacle gratuit qui se déroule pour une deuxième année sous les bretelles de l'autoroute Dufferin-Montmorency.
L'administration municipale tenait à récolter sa part des profits. Rappelons que la Ville de Québec verse en moyenne 6,9 millions $ par année au Cirque du Soleil pour la production des Chemins invisibles, une entente sur cinq ans qui totalise 34,4 millions $.
«Le maire a toujours dit que même si on a des grands événements financés par le public, on souhaite qu'il y ait de l'argent qui atterrisse via ce type de partenariat. À la suite des discussions, on en est arrivé à cette entente», a indiqué au Soleil François Picard, vice-président du comité exécutif.
Même si la Ville de Québec ne récoltera que 10 % des profits tirés de la vente des produits dérivés, M. Picard considère qu'il s'agit «d'un bon départ».
De son côté, le Cirque du Soleil affirme que la vente de produits vise d'abord à «donner l'occasion aux gens de repartir avec un petit souvenir des Chemins invisibles», indique la porte-parole du Cirque, Tania Orméjuste. Lors des représentations, des t-shirts du spectacle de même que d'autres articles aux couleurs du Cirque sont en vente dans une tente installée sur le site.
Même si le spectacle comprend plusieurs changements cette année, dont de nouveaux personnages qui évoluent dans des décors différents de l'an dernier, il ne faut pas y voir une volonté de payer une partie des coûts de production avec les revenus générés, affirme Mme Orméjuste. Il est d'ailleurs beaucoup trop tôt pour prévoir quels seront les revenus tirés de la vente de ces produits, a-t-elle ajouté.
Crédit d'impôts
En vertu de la nouvelle entente, la Ville de Québec pourrait aussi recevoir une partie des crédits d'impôts qui seraient remis au Cirque du Soleil. En mars 2009, Revenu Québec a instauré un nouveau crédit d'impôts pour la production de spectacles, auquel le Cirque pourrait être admissible. Dans ce cas, environ 25 % de ce revenu supplémentaire sera remis à l'administration municipale.













