Après avoir reçu un avertissement, Giacomo Donati devra débourser 855 $. «Je m'étais fait dire que des discussions étaient en cours avec la Ville et que jamais je ne recevrais une contravention.» Le temps lui a donné tort.
Son affiche mobile était située à l'entrée de son commerce. Après l'avoir retiré, il remarque que d'autres continuent de les disposer sur la voie publique. «Soit on tolère tout le monde, soit on les empêche tous. Je demande pourquoi j'ai été ciblé.» Comme d'autres, son affiche était en vue depuis plusieurs années. Il contestera donc l'application du règlement en Cour.
Le Café-boulangerie Paillard, rue Saint-Jean, a aussi eu la visite d'un inspecteur. Après avoir reçu un avertissement pour une affiche installée sur le trottoir, le propriétaire, Yves Simard, l'a déménagée sur son perron. Il n'a pu échapper à la contravention de 865 $. Lui aussi contestera cette amende quoiqu'il dit comprendre la sévérité de la Ville. «Je la trouve un peu tough, mais je comprends. Il y a un mauvais goût incroyable de la part de certains commerçants», lance-t-il. Comme d'autres interrogés par Le Soleil, il considère l'administration municipale bien «malhabile de faire ça en plein été».
La porte-parole à la Ville de Québec en matière d'urbanisme, Marie-Christine Magnan, insiste sur le fait que les associations de gens d'affaires sont avisées chaque année du règlement en cours. Selon elle, c'est à elles de rappeler les règles d'affichage à leurs membres.
«Oui, il y a eu des amendes. Les gens doivent parfois faire des demandes et il y a des choses qui
ne seront jamais permises. Sans règlement, on pourrait voir pousser n'importe quoi, n'importe où. D'un autre côté, il faut dire qu'il y a plusieurs choses déjà permises en matière d'affichage», considère-t-elle. Jean-François Néron













