Le projet de stade de soccer était inclus l'an dernier au programme triennal d'immobilisations (PTI), cette liste de projets prioritaires que se donne la Ville en vue des trois années suivantes. Un projet qui était très attendu par la communauté du soccer de Beauport, de Charlesbourg et de Québec-Centre, qui manque d'installations couvertes pour pratiquer son sport.
Mais voilà qu'il est disparu du programme de 2012 à 2014. À la grande déception de l'Association de soccer de Beauport et de son directeur technique, Samir Ghrib. «Ça fait deux fois qu'il est reporté», regrette M. Ghrib. «On est un peu découragés parce que ça veut dire que ça va aller à 2015, 2016.»
À la place, la Ville a choisi de construire deux palestres de gymnastique au coût total de 10,8 millions $. La décision n'a pas été prise de gaieté de coeur, jure le conseiller responsable des loisirs et des sports à la Ville de Québec, Sylvain Légaré. La raison : les écoles veulent récupérer leur gymnase - que la Ville louait - à des fins éducatives. «Il a des gymnastes qui vont être à la rue dans quelques semaines ou quelques mois. Alors on n'a pas le choix de devancer et de mettre la construction des deux palestres en priorité.»
Pas reléguée aux oubliettes
La construction du stade de soccer n'est pas reléguée aux oubliettes, promet M. Légaré, mais simplement déplacée au prochain PTI. «On y tient toujours mordicus», assure-t-il. Et en attendant, les amateurs de soccer pourront trouver une place dans le Super PEPS, au stade Chauveau ou à ExpoCité, dit-il.
Samir Ghrib a discuté de la situation avec le conseiller Légaré et dit comprendre la situation. «[Ils ont] des raisons très défendables. Je sais qu'ils ont des choix à faire. Sauf que nous, ça fait très longtemps qu'on attend et on est déçus.»
«Dans notre réalité de tous les jours, on a des membres qui ne sont pas contents, on a cette pression des parents et des entraîneurs qui s'entraînent dans des conditions difficiles.» Les membres doivent s'entraîner dans de trop petits gymnases ou encore louer des espaces ailleurs dans la ville. Faute d'espace, certaines équipes ne s'entraînent qu'une semaine sur deux. Et même avec l'apport du PEPS, du stade Chauveau et des installations d'ExpoCité, les plages horaires continuent de manquer, soutient M. Ghrib.