«Disons que pour couronner l'année des 25 ans des Violons, c'est difficile d'imaginer mieux», a dit M. Labadie après le dévoilement des gagnants à l'École nationale d'administration publique. «Ce qui arrive ce soir [mardi], c'est la cerise sur le sundae.»
De grands moments
Fin septembre, Bernard Labadie a vécu un des grands moments de sa carrière en dirigeant La flûte enchantée de Mozart, au Metropolitan Opera de New York, un lieu mythique dans le monde de l'opéra.
Le critique du Soleil, Richard Boisvert, avait assisté à sa prestation à New York et décrit un Bernard Labadie «aussi à l'aise à ses débuts à New York aux commandes de l'orchestre du Metropolitan Opera, que s'il se trouvait au Palais Montcalm en compagnie de ses camarades des Violons du Roy.»
À la mi-décembre, Bernard Labadie, les Violons du Roy et la Chapelle de Québec ont été reçus au célèbre Carnegie Hall de New York, où ils ont interprété le Messie de Handel. Après un concert presque parfait de plus de 2h30, Labadie, ses musiciens et ses choristes ont été ovationnés debout par les 1750 personnes qui y assistaient.
Le chef d'orchestre, ses musiciens et ses choristes ont été ovationnés de nouveau le lendemain au même endroit, pour leur interprétation de l'Oratorio de Noël de J.S. Bach, un autre grand chef-d'oeuvre de la musique sacrée.
Le critique du New York Times, James R. Oestreich, avait fait l'éloge des deux concerts, «qui peuvent être infiniment satisfaisants lorsqu'ils sont servis par des performances aussi justes que celles que M. Labadie a présentées ici, a-t-il écrit. Ce Messie, en particulier, était, pour l'excellence combinée du chant de la chorale et du jeu de l'orchestre, le meilleur que j'aie entendu depuis des années.»
Une semaine après les deux concerts au Carnegie Hall, Bernard Labadie, les Violons et la Chapelle ont exécuté le Messie à deux reprises au Disney Concert Hall, de Los Angeles, où ils se sont aussi distingués.
Bernard Labadie a savouré tous ces moments. Mais c'est sa première prestation au Carnegie Hall avec les Violons du Roy et la Chapelle de Québec qui l'a le plus marqué.
«Pour moi, Carnegie signifie plus encore, parce que c'est mon bébé. C'est les ensembles que j'ai fondés, c'est notre équipe de Québec et je ne parle pas seulement de notre équipe de musiciens, chanteurs et instrumentistes, je parle de l'équipe administrative, du conseil d'administration, des bénévoles, de tous ces gens-là qui tiennent ça à bout de bras.»
Dans les prochaines années, Bernard Labadie continuera bien sûr à diriger les Violons et la Chapelle au Palais Montcalm, où il n'a cessé d'épater ses fidèles. Mais les réussites de l'orchestre à New York et à Los Angeles lui permettront de conquérir encore plus de salles en Amérique du Nord et en Europe.
«Moi, je ne suis pas un nostalgique, dit Bernard Labadie. Ce qui m'intéresse dans tout ça, c'est les portes que ça va ouvrir.»
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