Gestion de la forêt: Chevrette appuie les autochtones

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Gestion de la forêt: Chevrette appuie les autochtones

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Guy Chevrette était de passage à Baie-Comeau hier.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

 

Steeve Paradis, collaboration spéciale
Le Soleil

(Baie-Comeau) Selon Guy Chevrette, l'industrie forestière n'aurait pas de difficulté à vivre avec la cogestion des ressources forestières entre le gouvernement et les communautés autochtones, com­me ces derniè­res le réclament pour toutes les richesses naturelles depuis des lunes. Les règles du jeu doivent cependant être claires et le processus ne doit pas s'étirer indûment, prévient-il.

«En affaires, ce qui est important, c'est de savoir qui décide et à qui s'adresser», a lancé le président-directeur général du Con­seil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ) de passage à Baie-Comeau hier. «De payer nos redevances au gouvernement, aux autochtones ou à une MRC, ça ne nous dérange pas, mais les règles doivent être claires. Ça ne doit pas devenir un racket», a-t-il ajouté, lançant au passage que «des profiteurs, il y en a dans toutes les races».

M. Chevrette a indiqué que le principe de la cogestion est louable, mais que des difficultés d'application dont les entreprises font les frais peuvent survenir. Il cite en exemple un mauvais côté de la Paix des braves, signée entre Québec et les Cris. «Voilà une belle entente mal ficelée, poursuit-il. Barrette-Chapais paie son bois le double du prix depuis l'entente. Ça n'a pas de bon sens.»

Signalant que le CIFQ n'a pas l'intention de se mêler des négociations sur la cogestion à moins qu'on l'invite, Guy Chevrette désire que des échéanciers soient établis si le principe est accepté. «Pas d'indian time» dans ce dossier, a-t-il déclaré. Le pdg a terminé le sujet en rappelant que «la négociation, c'est l'art du compromis des deux parties, pas toujours de la même».

Vendre le bois aux enchères

Dans un autre ordre d'idées, le patron du CIFQ s'est penché sur la vente aux enchères du bois, un sujet sur lequel ses membres sont divisés. «C'est contesté chez nous, avoue-t-il d'emblée. Des compagnies sont prêtes à se procurer 100 % de leur approvisionnement aux enchères alors que d'autres n'en veulent pas du tout. On va dégager un consensus, mais je pense qu'on ne devrait pas aller aux enchères avant plusieurs années.»

Selon M. Chevrette, la vente aux enchères ne pourra pas s'appliquer de la même façon partout. Les lois de l'offre et de la demande devraient fonctionner normalement dans certaines régions, mais pas dans d'autres. «Par exemple, dans le Bas-Saint-Laurent, il n'y aurait pas assez de bois à vendre et sur la Côte-Nord, il n'y aurait que deux entreprises intéressées, peut-être trois. Il n'y a pas le minimum de joueurs pour déterminer la vraie valeur du bois sur le marché.»

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