Dans les environs de Québec, la formation de Jean Charest domine, avec 42 % de la faveur des sondés, loin devant le Parti québécois (26 %). Ancien château fort adéquiste, la capitale nationale ressemble de plus en plus à un désert pour Mario Dumont, qui n'y recueille que 15 % d'appuis.
Dans le Grand Montréal, le PLQ jouit également d'un avantage appréciable sur le PQ, à 43 % contre 31 %. L'Action démocratique traîne loin derrière, à 11 %. Même en excluant l'île de Montréal, où le parti de M. Dumont n'a jamais percé, celui-ci se trouve en grande difficulté, ne pouvant faire mieux que 16 % dans la banlieue montréalaise.
Mais hors de ces deux agglomérations, ce sont les troupes de Pauline Marois qui sont en tête (35 %), un nez devant les libéraux (32 %). L'Action démocratique y obtient aussi ses appuis les plus sérieux, avec 24 % des intentions de vote.
«Il n'y aura pas beaucoup de chasses gardées en région, ni pour le PQ, ni pour le PLQ», prévoit Claude Gauthier, de la firme CROP.
Signalons cependant qu'en divisant l'échantillon de 1001 personnes en sous-ensembles régionaux, on augmente sensiblement la marge d'erreur de plus ou moins 3 %, 19 fois sur 20. À Québec, CROP a interviewé 200 personnes, contre 501 à Montréal et 300 ailleurs dans la province.











