Des jeunes qui ont soit chanté, soit utilisé la flûte à bec ou des instruments Orff sans la certaine nervosité qui habite la vie des professionnels.Charles-Olivier Beaulieu, l'un des élèves, a connu le trac des artistes en voyant le public à la salle Desjardins-TELUS.
«Avant de faire le spectacle, il y a eu beaucoup de répétitions. J'ai bien aimé connaître le chef d'orchestre Luc Chaput. Il y avait beaucoup de gens dans la salle, c'était énervant. Moi, j'ai joué
du xylophone métallo et j'ai chanté», raconte Charles-Olivier Beaulieu, qui fréquente l'école du Rocher-D'Auteuil, récipiendaire du prix de reconnaissance Essor 2008, catégorie Partenariat, dans la région Bas-Saint-Laurent, Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine. L'école J.-C.-Chapais de Saint-Denis-de-Kamouraska a obtenu le prix dans la catégorie Rayonnement.
«Nous sommes une école privilégiée d'avoir participé à un spectacle avec un orchestre symphonique...», a dit une autre élève, Magalie Albert. Cette nervosité, Gaétan Saint-Laurent, enseignant en musique à l'école du Rocher-D'Auteuil, la partageait aussi.
«Nous avons été choyés dans notre partenariat avec l'Orchestre symphonique de l'Estuaire puisqu'on nous a fourni l'occasion de jouer avec des professionnels. Je suis très fier des élèves qui ont relevé ce défi. On ne savait pas au moment où le chef d'orchestre, Luc Chaput, a donné le premier coup de baguette si ça allait décoller... et le spectacle est parti.» Ce projet a aussi été une réalisation collective dans toutes ses étapes. «Chaque classe était représentée en réalisant une toile qui montre soit une partition, soit une parole de chanson lors de ce spectacle. Les enfants ont mis tout leur coeur à ce travail», rappelle Mado Dugas, directrice de l'école.
«Il faut souligner la générosité de professeurs qui vont au-delà de leur mandat pour ouvrir les portes de la beauté et de la liberté. J'ai découvert et continue de découvrir au cours de mes tournées des élèves curieux, spontanés et ouverts à l'expression artistique. Il suffit d'une étincelle pour que l'imagination s'embrase et que naisse un air, un poème, une vision nouvelle qui peut même parfois étonner celui ou celle qui l'a créé. Ainsi est l'art : il incite au dépassement, il fait avancer, il aide à mieux vivre», explique Alain Lamontagne, porte-parole de Culture, toute une école, qui a captivé les jeunes avec son histoire sur «l'époque où les arcs-en-ciel étaient blanc-noir-gris, celle des petits-déjeunausaures, des déjeunausaures et... des dinosaures...»
Les prix de reconnaissance Essor soulignent la qualité des projets pédagogiques à caractère artistique et culturel réalisés dans les écoles du Québec. Le gala national des prix Essor aura lieu le 22 novembre.










