«Non seulement le projet est unique en son genre au Québec, mais le partenariat public-privé aussi», affirme le préfet Michel Lagacé. Le groupe Valorrr est partenaire à 49 %, les deux entités publiques sont majoritaires. Le procédé retenu sera facile à gérer et ne nécessitera aucun triage.«Tous les déchets organiques seront utilisés, pas seulement les restes de table. Les serviettes de papier, résidus verts, boues domestiques, même les carcasses d'animaux, ballots de foin et autres seront utiles», illustre le président du Groupe Valorrr, Sylvain Trépanier, ajoutant s'inspirer de ce qui se fait en Suède, où 50 % des véhicules fonctionnent au biométhane.
Les déchets organiques seront disposés dans un conteneur enfoui, où ils seront «digérés». La partie solide pourra servir d'engrais, alors que le reste sera converti en biogaz. On prévoit en produire jusqu'à 2,5 millions de mètres cubes annuellement. Le projet, réalisé pour 7,8 millions $, devrait donc être très rentable, considérant les nombreuses applications possibles.
«Des véhicules publics pourront être convertis au biogaz tout comme le système de chauffage de bâtiments publics ou privés. Nous pourrions aussi n'avoir qu'un client unique, puisque la proportion de gaz produit correspond à la consommation de mazout de certaines usines, comme F.F. Soucy. Ce sera à considérer», explique le maire, Michel Morin.
Selon M. Trépanier, des études démontrent que 50 % du contenu du bac à ordures est composé de matières organiques. Le mode de cueillette sera étendu à 11 des 12 municipalités de la MRC, excluant l'île Notre-Dame-des-Sept-Douleurs «où il aurait été compliqué de cueillir les déchets en hélicoptère», illustre M. Lagacé. C'est donc 33 000 citoyens qui seront mis à contribution. Une analyse des coûts par rapport aux bénéfices de différentes méthodes de collecte est en cours.
Expertise européenne
Grâce à l'association avec Envirogaz, la région bénéficiera d'un transfert technologique issu d'expertises et de technologies reconnues mondialement et qui ont été développées par une entreprise européenne avec laquelle Envirogaz a conclu une entente de partenariat.
Cette innovation allongera d'autant la durée de vie du site d'enfouissement, déjà estimée à 75 ans. Le projet devrait débuter au printemps.










