Le noeud du problème repose sur le fait que Gaspé demande au Développement durable un tonnage beaucoup plus élevé que ce que le groupe écologiste est prêt à lui consentir. Le FCQGED a son mot à dire puisqu'il est partie prenante dans la constitution du LET.
Ainsi, en avril, Gaspé propriétaire et gestionnaire du LET transmettait au FCQGED son intention de faire une demande de modification de décret auprès du ministère du Développement durable afin d'augmenter le tonnage annuel des matières résiduelles de 16 000 à 40 000 tonnes métriques (TM).
Cette demande aurait permis de recevoir les déchets des MRC de la Côte-de-Gaspé et du Rocher-Percé (totalisant 10 municipalités et 37 000 personnes) à partir de la date butoir du 19 janvier, selon la loi. Or, le FCQGED répondait qu'une augmentation du tonnage annuel à 24 000 TM serait plus appropriée selon les quantités de matières résiduelles générées par ces deux MRC. Depuis, les parties ne se parlent plus.
En entrevue au Soleil, le maire de Gaspé, François Roussy, indique qu'une nouvelle proposition a été faite au ministère du Développement durable le mois dernier réduisant le tonnage à 34 500 TM «afin de démontrer notre bonne volonté de respecter l'environnement» tout en déplorant «la ligne dure» dont ferait preuve le FCQGED.
C'est Le Soleil qui a appris au directeur général du FCQGED, Karel Ménard, la teneur de la nouvelle demande de Gaspé. Il se dit surpris par cette nouvelle et s'explique mal le fait que les parties «se parlent par média interposé. Nous ne sommes pas dogmatiques, on ne s'oppose pas pour s'opposer, on veut simplement s'assurer de la pérennité du LET. D'ailleurs nous allons rencontrer la ministre (Line Beauchamp) lundi (26 janvier)».
La ministre comme arbitre
M. Roussy compte rencontrer sous peu la ministre en compagnie du préfet de Rocher-Percé, Claude Cyr, et le député de Gaspé, Georges Mamelonet. Ce dernier affirme d'ailleurs que le lieu d'enfouissement sanitaire de Percé, qui devait fermer cette semaine, a obtenu une prolongation temporaire du ministère du Développement durable, afin de recevoir les déchets de la MRC Rocher-Percé «le temps de régler le dossier du LET de Gaspé». Ce que refuse toutefois de confirmer le directeur régional du Développement durable, Jean-Marie Dionne.










