«Une dizaine de jeunes sont inscrits, alors que le minimum est de 15. Mais j'ai bon espoir», dit le coordonnateur. Les MFR sont des milieux d'apprentissage innovateurs. Les jeunes, qui résident tous au même endroit, alternent deux semaines en classe et deux autres de stages en milieu de travail. Celles-ci ne s'adressent pas seulement aux décrocheurs. Tous les jeunes de 15 à 18 ans qui ne se sentent pas à leur place dans le système d'éducation traditionnel sont les bienvenus.
Fruit d'un modèle importé d'Europe, où l'on en compte 450, les MFR sont présentes au Québec depuis 10 ans. La première a ouvert ses portes en 1999, à Saint-Romain. Les autres sont situées à Lac-Mégantic, à Saint-Alexis-des-Monts et à Saint-Alexis-de-Matapédia, en Gaspésie.
Les programmes de diplômes d'études professionnels (DEP) offerts varient d'une MFR à l'autre et sont les mêmes que dans les écoles conventionnelles. Particularité intéressante, le jeune n'a pas besoin de terminer son secondaire avant de s'y inscrire. Tout se fait en même temps. Les diplômes sont reconnus par le ministère de l'Éducation.
À Saint-Clément, la MFR est située dans les locaux de l'ancien presbytère. Toutefois, les travaux de réfection en cours ne permettront pas à la première cohorte d'étudiants d'y emménager dès le début des cours. «Les familles de Saint-Clément croient tellement en notre projet qu'ils ont accepté d'héberger nos étudiants en attendant que le presbytère soit prêt», souligne M. Falcimaigne.
Les enseignants y prodigueront les programmes de DEP en production laitière, en production bovine et en production acéricole. Toute une gamme de formation dans des métiers semi-spécialisés est aussi accessible. L'approche est personnalisée. Les jeunes sont tous supervisés par un maître de stage. «Au terme de leurs études, les étudiants peuvent continuer leur apprentissage au collégial, comme l'ont fait 40 % des finissants de la MFR de Saint-Alexis-des-Monts l'an dernier.»
Haut taux de réussite
Les statistiques sont éloquentes. Les taux de réussite se situent entre 80 % et 90 %. «Il ne faut pas oublier que ce sont des jeunes qui auraient possiblement décroché de l'école traditionnelle», poursuit le coordonnateur, qui invite les intéressés à communiquer avec lui.
«Les jeunes de partout peuvent s'inscrire à notre MFR. Notre premier groupe est fascinant. Il y a de tout : autant des jeunes qui sont intéressés à planifier la relève d'une entreprise agricole que d'autres qui désirent seulement progresser dans notre milieu.»
«Je me suis inscrite à la MFR de Saint-Clément parce que je veux être tout de suite dans l'action et exercer mon métier pendant ma formation, tout en faisant partie d'une équipe motivante», commente Sabrina Sénéchal, seule fille inscrite à Saint-Clément. Comme les MFR exploitent des créneaux en déficit de main-d'oeuvre, le taux de placement des finissants frise les 100 %.
Les intéressés peuvent communiquer avec le 418 851-3233, poste 123, ou consulter le site Internet de la MFR du KRTB, au www.mfrkrtb.com.











