Il appuie les 47 millions $ consacrés à la sylviculture et aux producteurs de plants d'arbres. Il ose croire que l'inclusion de l'industrie forestière dans le plan d'urgence Renfort, et les 200 millions $ qui s'y joignent, donnera autant de résultats que le Programme de soutien à l'industrie forestière qu'il remplace.
«Nous attendons les explications du ministre Béchard, lundi. Il est assez difficile de dire si les sommes accordées aux nouvelles mesures sont meilleures que les budgets des programmes remplacés», note M. Chevrette.
Là où il exprime sa plus grande réserve, c'est à propos des 500 millions $ mis à la disposition de l'ensemble de l'industrie manufacturière. Il a demandé aux fonctionnaires en charge du programme de confirmer que la somme peut servir au refinancement des entreprises forestières aux prises avec la crise.
«On m'a dit : ?Je ne peux vous répondre. Vous pouvez garder espoir.? Je réserve donc mon opinion», conclut M. Chevrette.
Le directeur général de la Conférence régionale des élus Gaspésie?Îles-de-la-Madeleine, Gilbert Scantland, estime de son côté que le budget répond à un certain nombre de préoccupations, surtout celles des travailleurs forestiers.
La note accordée à ce budget n'est toutefois pas parfaite. «Nous avions de petits espoirs pour l'amélioration des mesures fiscales pour les régions éloignées, qui se terminent en 2010. Pour nous [en Gaspésie et aux Îles], c'est moins catastrophique que dans d'autres régions», ajoute-t-il.
La Conférence régionale des élus tentera au cours des prochains mois de faire valoir la nécessité de prolonger au-delà de 2010 la déduction fiscale applicable à la masse salariale pour les firmes qui en bénéficient déjà .
«Une usine comme [le producteur de pales éoliennes] LM Glasfiber à Gaspé cessera de bénéficier de cette déduction fiscale en 2010. Un nouveau concurrent aura droit à ces crédits. Ça créerait une situation inéquitable. La nouvelle usine serait avantagée et pourrait recruter la main-d'oeuvre de LM», dit M. Scantland.
















