Ste-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine: Québec invite à porter plainte

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Selon le candidat défait, Jocelyn Boucher, le maire... (Collaboration spéciale Johanne Fournier)

Agrandir

Selon le candidat défait, Jocelyn Boucher, le maire nouvellement élu, Joël Côté, et le nouveau candidat Carol Bond, Sainte-Madeleine vit sous l'emprise d'une certaine pègre depuis 18 ans.

Collaboration spéciale Johanne Fournier

 

Johanne Fournier, collaboration spéciale
Le Soleil

(Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine) Tant du côté du ministère des Affaires municipales que du bureau du député de Matane, Pascal Bérubé, personne n'est surpris des conflits au conseil municipal ni des rumeurs de criminalité qui planent sur la municipalité de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine, en Haute-Gaspésie. Pendant qu'au cabinet du ministre de la Sécurité publique, on invite les gens à porter plainte à la police, la Sûreté du Québec (SQ) indique qu'elle n'est au courant de rien.

À la direction régionale des Affaires municipales, ni le directeur, Michel Gionest, ni le conseiller aux opérations municipales, Raynald Méthot, n'étaient surpris de la situation qui prévaut à Sainte-Madeleine. «Des gens de cette municipalité sont déjà venus nous rencontrer pour nous dire que ça n'allait pas bien, raconte M. Gionest. Jocelyn Boucher a porté à notre attention des cas de criminalité. Mais le ministère est intervenu en ce qui concerne l'application du Code municipal seulement. On n'est pas là pour faire appliquer le Code criminel.»

Depuis deux ans, M. Méthot affirme que son ministère a été très souvent interpellé par des élus de Sainte-Madeleine. Même qu'à une certaine époque, ils ont eu des conversations téléphoniques quotidiennes. «Tant que la démocratie s'applique, on ne peut pas s'ingérer dans l'administration de la Ville. On ne peut qu'orienter et donner des conseils, explique le directeur régional. On s'est bien vite aperçu qu'il y avait beaucoup de frustration basée sur des con­flits de personnalité. Mais on n'est pas des psychologues!»

«Sans importance»

Le député Pascal Bérubé n'est pas surpris, mais n'accorde aucune importance aux rumeurs. Il invite les gens qui sont au courant d'affaires possiblement criminelles à porter plainte à la police. «Si le maire et la population me demandent d'intervenir, je vais le faire», précise-t-il. Pour l'instant, M. Bérubé ne prévoit pas interroger le ministre de la Sécurité publique sur cette affaire.

Pour sa part, le cabinet du ministre Jacques Dupuis a informé Le Soleil qu'il ne commenterait pas cette situation. Mais il invite les citoyens qui détiennent de l'information à communiquer avec la Sûreté du Québec.

Pour l'instant, l'agent Claude Ross de la SQ a affirmé qu'aucune enquête n'a été menée par la police et qu'aucun problème provenant de Sainte-Madeleine n'a déjà été porté à son attention. «Aucun dossier n'est ouvert par rapport à cette municipalité», indique-t-il.

Pendant ce temps, une bonne partie de la population de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine vit dans un «climat de terreur». C'est du moins ce qu'a laissé entendre au Soleil le nouveau maire de cette municipalité, Joël Côté.

Par conséquent, certains, com­me lui, ont décidé de parler dans le but, selon eux, de rétablir l'ordre et la démocratie au sein de cette localité de 380 habitants qui était, jusqu'à tout récemment, dirigée par un conseil municipal complètement divisé avec, à sa tête, le maire James Patterson, en poste depuis 18 ans.

Le maire nouvellement élu Joël Côté, le nouveau conseiller Carol Bond et le conseiller défait Jocelyn Boucher ont décidé de briser le silence, cette forme d'omertà tout à fait palpable par quiconque questionne un peu les citoyens de la place. Le premier parle de «terreur et dictature», le deuxième de «crime organisé et corruption», tandis que le troisième fait état de «magouille et petite mafia» au sein de la municipalité.

Partager

Cyberpresse vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la liste:248:liste;la boite:268:box

En vedette

  • Auto

    Avant de choisir, visitez notre section Auto. »

Précédent

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Les plus populaires sur Auto

image title
Fermer