«Nous ne voulons pas d'uranium à Sept-Îles, sous quelque forme que ce soit! a lancé en chambre la députée, hier. Je veux des actions aujourd'hui.»
Le ministre Bolduc a dit être au parfum de l'inquiétude des 20 médecins de Sept-Îles qui lui ont expédié une lettre de démission jeudi soir.
Il a tenu à souligner qui rien ne laissait croire que la population courait un danger dans l'exploration de l'uranium. «Actuellement, toute décision est prématurée, a déclaré M. Bolduc. On parle seulement que d'exploration. On a un avis de la Santé publique qui démontre que l'exploration ne représente aucun danger. On est très loin d'autres étapes.»
Des réponses qui sont loin d'avoir satisfait la députée, qui a préféré retourner, en vain, la question vers le premier ministre Jean Charest. «N'essayez pas, de l'autre côté, de banaliser ça. Les médecins ont signé une lettre et quitteront la région»,
a-t-elle ajouté.
Le ministre délégué aux Mines, Serge Simard, a laissé entrevoir une ouverture en assurant que le gouvernement n'irait pas à l'encontre de la décision de la population si elle refusait l'implantation d'une mine d'uranium à Sept-Îles, mais il ne s'est pas commis sur l'exploration.
«Si les conditions ne sont pas remplies, mais surtout si la population de Sept-Îles ne souhaite pas ce projet, il y a une chose très claire, c'est que le gouvernement du Québec va respecter la volonté de la région de Sept-Îles et ses environs», a-t-il indiqué.
Gestes «menaçants»
De son côté, le maire de Sept-Îles, Serge Lévesque, qualifie de «menaçants», les gestes posés par le regroupement de médecins. «C'est une inquiétude fondée et je sympathise avec la population. Nous allons nous tenir au courant du dossier et je suis prêt à intervenir auprès de Québec s'il le faut», a-t-il exprimé.
À la suite de pressions populaires, la municipalité de Sept-Îles a demandé à Québec d'imposer un moratoire permanent sur l'exploration et l'exploitation de l'uranium en janvier 2009. La municipalité s'apprête également à sonder la population pour connaître le degré d'opposition des citoyens au dossier de l'uranium.
Le gouvernement Charest a présenté mercredi son projet de modification de la Loi sur les mines. La nouvelle loi resserre notamment les règles entourant l'exploration et l'exploitation uranifère au Québec.
Cependant, les projets dont les permis ont déjà été octroyés ne pourront être arrêtés, ce qui ne satisfait évidemment pas les
opposants au projet de Terra Venture.
Avec la collaboration de Steeve Paradis









