La vice-première ministre du Québec et ministre responsable de la Gaspésie, Nathalie Normandeau, constate que l'État fédéral refuse de s'adresser aux deux problèmes les plus affligeants pour l'industrie forestière.
«L'industrie a besoin d'aide à court terme pour reconstituer son fonds de roulement. Le deuxième volet touche le repositionnement de l'industrie de façon à exploiter de nouvelles avenues [...] On aurait souhaité de l'aide pour les entreprises. L'industrie est encore créatrice d'emploi pour le Québec [...] Je ne vois rien dans ce budget à ce sujet», tranche la députée de Bonaventure.
Elle constate tout au plus la reconduction de sommes déjà annoncées, notamment pour la sylviculture et les chemins forestiers.
«La réponse n'est pas à la hauteur de nos attentes [mais] on va continuer de travailler avec Denis Lebel [ministre responsable de Développement économique Canada], une personne avec qui on travaille bien, un allié du Québec», dit-elle.
La direction de la Conférence régionale des élus avait clairement souhaité qu'Ottawa débloque des garanties de prêt afin que les entreprises de transformation forestière puissent accéder à du financement au taux d'intérêt du marché. Cet espoir a été déçu, note son président, Bertrand Berger.
«Il n'y a rien de significatif pour la forêt. Ils ont [pourtant] débloqué des argents importants pour l'industrie automobile et dans l'Ouest canadien [pour l'industrie pétrolière]», déplore-t-il.
Les aînés manifesteront
Le budget fédéral est aussi vertement critiqué par la FADOQ Gaspésie-Les Îles, un organisme qui défend les droits des aînés.
Son directeur général, Warren Dunn rappelle «qu'il n'y a rien dans ce budget pour les aidants naturels, rien pour les personnes d'expérience, rien pour les soins à domicile et rien pour les personnes qui sont privées du supplément du revenu garanti alors qu'elles y auraient droit. Il y a justement une personne sortant de mon bureau qui a appris qu'elle aurait droit au supplément de revenu garanti depuis quatre ans alors que le gouvernement lui offre une somme rétroactive de 11 mois. C'est inadmissible! On ne lâchera pas et on va manifester le 12 avril devant les bureaux de Services Canada à Gaspé».
Avec la collaboration de Thierry Haroun









