Au terme d'un débat qui a suscité maintes discussions et soulevé bien des passions dans la métropole beauceronne, le verdict est tombé, hier.
Quelque 10 492 personnes, soit 44,37 % des 23 648 résidants habiles à voter, se sont prononcés sur la question référendaire visant à autoriser ou non une dépense de 15 887 406 $ et un emprunt du même montant pour construire un complexe culturel.
«Il y a eu 4223 votes pour, 6211 votes contre et 58 bulletins ont été rejetés», a résumé le président du scrutin, Jean McCollough, à l'issue du dépouillement.
En novembre, lors de l'élection municipale, la participation avait atteint 49 %.
Déception chez les élus
Le maire François Fecteau, qui a clamé l'importance du projet d'infrastructure associé au développement durable de la ville et qui, en séance de conseil, a utilisé son vote prépondérant pour départager les options, s'est dit déçu.
«La population a parlé. Toutes sortes d'informations ont été véhiculées sur le complexe culturel. Cela a peut-être contribué à brouiller les cartes pour les citoyens. Ce dossier retournera donc sous la pile. Nous nous concentrerons sur les projets de développement tels la deuxième glace, la revitalisation du centre-ville et le taxi-bus», a fait valoir M. Fecteau.
«Mission accomplie», a pour sa part dit la porte-parole de Vérité Saint-Georges, Murielle Bus-que. «Ce soir, il n'y a ni perdants, ni gagnants. La population a décidé. Elle ne voulait pas d'une salle de spectacle à cet endroit et à pareil coût», a-t-elle soutenu.
Du côté de Vivacité Saint-Georges, Michel Roy reçoit la décision populaire dans le respect. «La population s'est prononcée, mais nous ne sommes pas pour autant découragés par ce résultat. Vivacité Saint-Georges est là pour rester et nous allons continuer à appuyer les initiatives favorisant le développement tant culturel que sportif», a indiqué M. Roy.









