Le nouveau regroupement appelé Haybec veut exporter du foin jusqu'en Floride et en Nouvelle-Angleterre après avoir analysé ce marché pendant deux ans, entre autres celui des écuries. «Nous devons produire de la qualité, qui est la pierre angulaire de cette entreprise, tout en ayant une régularité d'approvisionnement. La couleur, la composition et l'absence de mauvaises herbes sont des exigences du marché. C'est un créneau qui a toujours existé, mais dont la mise en marché n'avait jamais été structurée. Nous avons effectué comme un test de marché en vendant déjà quelques centaines de tonnes», explique Jean-Paul Thériault, président de Haybec et directeur-général de Purdel.
Une tonne de foin peut être vendue entre 160 $ et 170 $, plus les frais de transport.
Un conseiller a été engagé par Haybec pour guider les agriculteurs intéressés et il a préparé un cahier des charges qui présente toutes les caractéristiques du foin commercialisable. Ce cahier sera distribué aux producteurs fourragers de la région. «Notre conseiller fait des contacts actuellement avec des acheteurs et des producteurs. On ne veut pas aller trop vite et produire de gros volumes rapidement afin de s'assurer d'un produit de qualité et de développer notre crédibilité auprès des acheteurs. Nous allons procéder à petits pas. Des producteurs de céréales se sont déjà montrés intéressés en intégrant ce fourrage à la rotation de leurs cultures. On va peut-être vendre autour de 1500, 2000 ou 3000 tonnes dans les premières années», souligne Jean-Paul Thériault.
Un marché intéressant
Le marché intérieur québécois est aussi intéressant, comme en Haute-Maurice où les terres sont en partie consacrées à la culture du soya ou du maïs. «Ces choix provoquent le manque de foin, ce qui devient un marché intéressant pour nous.»
Les cinq coops sont toutes situées dans l'Est-du-Québec, soit Purdel, Agriscar, Dynaco, Saint-Alexandre, Matapédia. Purdel et Dynaco (Côte-du-Sud) sont les deux grandes coopératives régionales qui couvrent tout le territoire du Bas-Saint-Laurent.
L'agriculture au Bas-Saint-Laurent représente des recettes de 350 millions $ et 4 400 emplois, dont près de 40 millions $ en en céréales et protéagineux.










