Dans la foulée des actions entreprises à la suite du dépôt de la diagnose écologique sommaire (bilan de santé) du lac Sept-Îles, au printemps 2008, l'organisme a choisi d'y aller d'une offensive majeure. Il met à la disposition des résidants une somme de 164 000 $ destinée à une initiative qu'il a appelée Opération Belles Rives 2010-2011.
«Des professionnels de la CAPSA, l'organisme de bassin versant auquel nous nous sommes associés dans la mise en oeuvre du projet, rencontreront chacun des propriétaires pour leur proposer, gratuitement, un plan de renaturalisation de leur bande riveraine», explique Jacques Plamondon, du comité environnement de l'APLSI. «En fonction des plans retenus par les riverains, des arbustes seront mis à leur disposition à un prix réduit de 50 %.»
«À titre d'exemple, si la restauration nécessite 100 plants, il en coûtera au propriétaire 225 $ et la contribution de l'opération s'élèvera à 605 $», ajoute Michel Fleury, aussi membre du comité. «C'est l'aide financière reçue d'Environnement Canada [programme ÉcoAction], de la Ville de Saint-Raymond et de l'APLSI qui permet aux résidants de profiter de cette opportunité.»
Aide et conseil
La restauration s'effectuera normalement sur une bande de cinq mètres, mais celle-ci pourrait s'étendre sur 7,5 mètres si la pente du terrain est supérieure à 30 %. Le plan tiendra compte des aménagements en place et les professionnels s'engagent à fournir aux propriétaires les conseils nécessaires à la plantation des arbustes - des espèces qui n'obstruent pas la vue sur le lac - et à l'entretien de leur bande riveraine. «L'Opération Belles Rives est une occasion à saisir pour les riverains, puisqu'en 2012, la Ville entend adopter un règlement obligeant la renaturalisation des rives dégradées», annonce pour sa part le maire de Saint-Raymond, Rolland Dion. «Nous avons en fait retardé l'adoption de celui-ci pour pouvoir bénéficier du programme ÉcoAction et permettre l'adhésion des personnes sur une base volontaire.»
L'APLSI souhaite que l'ensemble des travaux soit complété pour 2015. Elle compte par ailleurs s'attaquer, d'ici peu, aux problèmes des installations septiques non conformes et des embarcations motorisées responsables de l'érosion des berges et du brassage des eaux.










