Plusieurs des madriers de bois du pont sont rongés par la pourriture ou se sont carrément affaissés.
Collaboration spéciale Johanne Martin
«Le problème, c'est que nous avons appris la nouvelle il y a à peine un mois et demi, que nous devons agir rapidement, que les budgets sont limités et que ce que nous propose le MTQ n'est pas acceptable tel quel, réagit le maire de Saint-Raymond, Rolland Dion. En plus, des contraintes importantes réduisent les options envisageables.»
Vieille de 70 ans, la structure de bois qui supportait jadis une voie ferrée compte plusieurs madriers rongés par la pourriture ou qui se sont carrément affaissés. Situé à proximité de la rivière Sainte-Anne, le pont qui jouxte un autre, en bon état celui-là, a été érigé en zone inondable.
Initialement, le Ministère offrait à la municipalité de réaliser des travaux de pavage sur tout le tronçon occupé par la structure, une fois celle-ci éliminée. D'une part, pour protéger le sentier contre l'érosion occasionnée par le débordement des eaux, et d'autre part, parce qu'il s'agissait de la solution la moins coûteuse.
«Ce qui me préoccupe d'abord, c'est la sécurité des usagers, explique l'ingénieur du MTQ responsable du dossier, Bruno Beauregard. Pour ce qui est du remplacement de la structure, qu'on estime au bas mot à 2 millions $, il n'y a présentement aucune somme disponible pour ce type d'intervention. C'est pourquoi le pavage, moins dispendieux, a été suggéré.»
Le problème des pentes
«La difficulté avec ce scénario, c'est que nous nous retrouverions avec des pentes de 8 et de 12 % de chaque côté du vallon, fait pour sa part valoir le maire. Pour la clientèle qui fréquente le sentier - majoritairement des familles, des gens âgés et des personnes en triporteur -, ça ne convient pas du tout.»
Il y aurait possibilité d'adoucir le dénivelé, mais le principal collecteur des eaux usées de la ville passe directement sous la piste, tout près du pont.
«Notre marge de manoeuvre n'est pas énorme, mais peut-être qu'une déviation du sentier serait envisageable pour permettre d'allonger la pente tout en évitant la conduite souterraine, ce qui ne réglera toutefois pas le problème de croisement des motoneiges en hiver si le pont n'y est plus», indique le premier magistrat de la ville.
Sous la structure qui doit être démolie, une piste de motoneige perpendiculaire au sentier 73 est en effet aménagée et le maire craint que la présence de la surfaceuse, la visibilité réduite à cet endroit et la vitesse ne soient responsables d'accidents graves.
Aucune date n'a été avancée jusqu'ici du côté du MTQ pour la démolition du pont. Une rencontre doit cependant avoir lieu au début du mois d'août avec des représentants du ministère de l'Environnement pour étudier une autre option, celle du remblayage avec installation de ponceaux.
«La solution réside peut-être là, mais comme il est question d'une zone inondable aux deux ou trois ans, des autorisations sont nécessaires. Nous verrons bien à ce moment quels scénarios sont acceptables», conclut le maire.










