Germain Barrette quitte Val-d'Irène pour le Massif

Germain Barrette a passé 13 ans à la... (Photothèque Le Soleil)

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Germain Barrette a passé 13 ans à la tête du Parc régional de Val-d'Irène.

Photothèque Le Soleil

 

Gilles Gagné, collaboration spéciale
Le Soleil

(Gaspé) L'ex-membre de l'équipe canadienne de ski alpin Germain Barrette vit des émotions partagées depuis quelques jours. Il est déçu de quitter le Parc régional de Val-d'Irène, le centre de ski de sa Matapédia natale qu'il croyait diriger jusqu'à sa retraite, et il est emballé par le défi qui l'attend au Massif de Petite-Rivière-Saint-François, dans Charlevoix.

Le lundi 4 octobre, Germain Barrette intégrera ses nouvelles fonctions de directeur des opérations-montagne au Massif. Il sera responsable du surfaçage, de l'enneigement artificiel, de la sécurité et des remontées mécaniques. Bref, c'est à lui que reviendra la tâche de rendre les skieurs heureux.

Son premier choix aurait été de demeurer à Val-d'Irène, où il vient de passer 13 ans. Un différend contractuel a cependant bloqué cette possibilité. Ce parc régional a pourtant connu la meilleure année de son histoire en 2009-2010 et il est au milieu d'une refonte qui pourrait assurer un avenir encore plus brillant.

«Val-d'Irène a connu une année de 35 000 jours-ski et 130 000 $ de profit. C'est la seule station municipale qui a été rentable, sur 35 ou 40 au Québec», dit-il.

Quand il a été nommé à la tête du Parc régional de Val-d'Irène en 1997, un an après une réorganisation visant à sauver le centre de ski, 30 chalets privés étaient bâtis au pied des 12 pentes. «Il y en a une centaine maintenant, dont 25 % à 30 % habités par des gens qui y passent l'année. Le nombre de pentes est passé de 12 à 27. Nous avons aussi remplacé la remontée mécanique l'an dernier. Il restait la réfection du chalet principal et le projet d'hébergement dans les pentes», dit-il.

Plusieurs offres

Récemment, M. Barrette a reçu des offres d'autres centres de ski, dont Le Massif, en raison notamment de ses 22 années com­me compétiteur en slalom et entraîneur de l'équipe canadienne de descente ainsi que de sa fiche de gestionnaire. Il gardera sa propriété de Lac-au-Saumon, mais il plongera vigoureusement dans son nouveau défi. «Il y a eu 180 000 jours-ski en 2009-2010 et on vise plus de 200 000 l'hiver prochain [...] J'ai pas mal vu ce qui est skiable sur la planète et la sensation de descendre dans le fleuve à Petite-Rivière-Saint-François est unique dans le monde», conclut-il.

En outre, le groupe visant l'obtention des Jeux olympiques pour la ville de Québec pourra miser sur les compétences de M. Barrette, puisqu'il a été délégué technique de la Fédération internationale de ski.


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