Joint à New York, au quartier général de l'Organisation des Nations unies, un membre de l'entourage de Ban Ki-moon a confirmé que celui-ci assistera à l'ouverture du Sommet. Il séjournera dans nos murs, samedi. Mais il ratera la dernière journée de l'événement francophone puisqu'il est atten-du en Asie, pour une autre rencontre internationale.
Selon notre informateur, le secrétaire général de l'organisme profitera de la présence de chefs d'État de la Francophonie pour les voir en rencontres privées. Il recevra probablement en tête-à-tête le premier ministre du Québec, Jean Charest. «C'est très, très possible, a-t-on insisté. Nous en sommes presque certains.»
Des échanges auront évidemment lieu avec le premier ministre du pays hôte. Par contre, il est possible que le secrétaire général de l'ONU s'entretienne avec un chef d'État déchu de son poste s'il fallait que Stephen Harper perde le pouvoir, le 14 octobre.
D'après nos informations, Ban Ki-moon prononcera un discours pour souligner son intérêt dans le développement de la langue française et son rôle dans les affaires internationales.
«C'est un voyage assez important parce qu'il se rend au Canada pour célébrer la langue française, mais aussi l'identité française. (...) C'est la deuxième langue de travail aux Nations unies», a-t-on aussi noté au Soleil.
Le numéro un de l'ONU ira plus loin que la simple défense du français. «L'idée est qu'un monde monolingue ne nous permet pas d'apprécier la diversité de la culture. Il faut éviter un monde monolingue où certaines cultures ne sauraient survivre», a-t-on indiqué.
Nos sources soulignent que M. Ban Ki-moon ne s'en prendra évidemment pas à l'anglais. Il s'agira de la première visite au Canada pour le diplomate d'origine sud-coréenne.












