M. Sarkozy sera accueilli à l'aéroport par le premier ministre Stephen Harper et prendra tout de suite la direction de la Citadelle pour y rencontrer la gouverneure générale, Michaëlle Jean.
Le président discutera ensuite de la crise économique et du lancement des négociations de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne avec M. Harper et le président de l'Union européenne, José Manuel Barroso. Une conférence de presse est prévue au terme de cette rencontre de travail.
À 14h45, M. Sarkozy sera accueilli par le premier ministre Jean Charest à l'Assemblée nationale et prononcera un discours d'une quinzaine de minutes devant les parlementaires. Après avoir signé l'entente franco-québécoise sur la mobilité professionnelle, le président se dirigera avec M. Charest vers le Vieux-Québec pour procéder à l'inauguration du Centre de la francophonie des Amériques. Ce projet a bénéficié d'un investissement de 1,6 million $ de la France afin de souligner les 400 ans de Québec.
La cérémonie d'ouverture officielle du Sommet de la Francophonie se déroulera vers 18h. M. Sarkozy prononcera un discours à cette occasion. À 20h, le président se rendra au Manoir Montmorency pour assister au dîner officiel offert par Stephen Harper.
Demain, M. Sarkozy prendra connaissance du rapport du secrétaire général de la Francophonie vers 9h15 et participera à une séance de travail à huis clos. On ne sait pas s'il aura le temps de participer à la photographie de famille des chefs de délégation. Il s'envolera par la suite vers Camp David pour rencontrer le président américain, George W. Bush.
Le président n'assistera donc pas à l'adoption de la Déclaration de Québec et à la conférence de presse finale, dimanche. Le premier ministre français, François Fillon, prendra sa relève demain jusqu'à la fin des travaux.
Ce séjour écourté du président en laisse quelques-uns songeurs. «C'est un peu décevant quant à moi», a déclaré hier matin la ministre responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre. De son côté, le premier ministre Jean Charest n'a pas voulu blâmer M. Sarkozy et ne s'est pas montré étonné que son horaire soit aussi comprimé en raison de la crise financière internationale.
Avec La Presse Canadienne










