Élections: une décision condamnée unanimement

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Élections: une décision condamnée unanimement

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Les affiches des candidats aux dernières élections fédérales ne sont pas encore enlevées que les Québécois apprennent qu'on sollicitera de nouveau leurs votes, cette fois pour la journée soulignant l'Immaculée-Conception.

Le Soleil, Patrice Laroche

Michel Corbeil
Le Soleil

(Québec) Adéquistes et péquistes ont condamné à l'unisson l'intention de Jean Charest de vouloir plonger le Québec dans des élections. Un scrutin dont «les citoyens ne veulent pas», ont-ils tous deux déclaré.

Dans un point de presse donné devant l'Assemblée nationale, la députée Sylvie Roy, de l'Action démocratique, s'est refusée à croire que le premier ministre libéral ira de l'avant avec son projet. «Ça me surprend», a soutenu l'élue de Lotbinière, au sujet du scénario voulant que les Québécois votent le 8 décembre.

Mme Roy a fait valoir que «les citoyens n'en veulent pas d'élections. Ils ne veulent pas ouvrir leur relevé de placements parce que ça fond».

«Le pire moment»

Elle a balayé du revers de la main l'hypothèse voulant que l'ADQ soit effrayée de se lancer en campagne électorale au moment où les sondages donnent le parti de Mario Dumont pour moribond. «Je n'ai pas peur d'aller en élections. Dans un contexte de gouvernement minoritaire, la machine électorale est toujours en mode ?veille?. Il n'y a pas d'hibernation sous un gouvernement majoritaire.

«C'est le pire moment pour les Québécois» pour se lancer dans une aventure électorale, a repris Mme Roy. «Tous les autres gouvernements ont pris des mesures pour contrer» la récession naissante. Et la classe politique québécoise ne ferait rien jusqu'en janvier? a lancé Mme Roy.

«La réalité, a martelé l'adéquiste, c'est que Jean Charest va prendre 100 millions $ et il va y mettre le feu pendant que les gens ont de la misère à arriver et à traverser la crise.»

Pour le porte-parole péquiste Bernard Drainville, «il est totalement irresponsable de déclencher des élections. Nous n'en voulons pas, les Québécois n'en veulent pas.»

Même si son collègue Sylvain Simard a profité d'un congrès du Parti québécois pour faire savoir que sa formation fera tomber le gouvernement s'il ne change pas, M. Drainville a affirmé que «nous souhaitons collaborer» avec l'équipe ministérielle de Jean Charest.

«Nous tendons la main pour protéger les emplois des travailleurs dans les usines, pour protéger leurs fonds de pension.»

La chef du Parti québécois a fait savoir au Soleil qu'elle considère toujours que «la préoccupation est à la crise économique. Et non à une élection». 

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