Parizeau n'a pas joué les belles-mères à Tout le monde en parle

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Parizeau n\'a pas joué les belles-mères à <i>Tout le monde en parle</i>

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Jacques Parizeau

Radio-Canada

Ian Bussières
Le Soleil

(Québec) De passage à l'émission Tout le monde en parle hier soir, l'ex-premier ministre du Québec Jacques Parizeau a résisté à la tentation de jouer les belles-mères, déclarant qu'il n'était pas d'accord avec le document interne du Parti québécois qui décrivait la chef Pauline Marois comme snob et n'ayant aucun sens de la repartie.

«Vous auriez dû voir ce qu'ils disaient de moi à l'époque!» a-t-il rétorqué à la «question qui tue» de l'animateur Guy A. Lepage. «Tout ça et, en plus, bourgeois et trop difficile de contact avec les gens.»Parizeau a confié que l'establishment du Parti québécois lui avait déjà fait «faire des folies». «Alors que je porte tout le temps des cravates, on m'avait demandé de me présenter dans Crémazie en portant un col roulé, disant que ça me rapprocherait des gens.»

Il y est ensuite allé de son interprétation de la fuite du document interne concernant Mme Marois. «Dans toutes les organisations, il y a toujours un smart qui veut changer le boss et, dans ce cas-là, ça n'a pas marché et c'est probablement ce smart qui a coulé ça dans les journaux!»

Appelé à décrire en un seul mot plusieurs politiciens qu'il a côtoyés, Jacques Parizeau a qualifié Mme Marois de persistante, René Lévesque d'intuitif, Lucien Bouchard de troublé, Robert Bourassa de prudent, Pierre-Elliott Trudeau de méprisant et André Boisclair de «grande déception». «Il avait mené une si bonne campagne», a-t-il ajouté au sujet du prédécesseur de Pauline Marois à la tête du PQ.

Économie

L'ancien ministre des Finances a également remis son chapeau d'économiste, dénonçant au passage le «tripotage» des données financières gouvernementales. «On a tellement tripoté les comptes qu'il y a peut-être une vingtaine de personnes au Québec qui comprennent tout ça!», a-t-il lancé, qualifiant ces manoeuvres de sottises.

«Au fond, ce qu'on veut savoir, c'est si le Québec emprunte pour investir ou pour payer l'épicerie. Si c'est pour payer l'épicerie, c'est mauvais, mais pas si c'est pour construire une maison», a-t-il imagé, ajoutant qu'il était d'accord avec une récente déclaration de Pauline Marois à l'effet que c'était peut-être la fin du déficit zéro.

«En période de récession, les dépenses augmentent car il y a plus de gens au chômage ou sur l'aide sociale. Quand on prend les nerfs, on augmente les impôts et on coupe les dépenses et c'est complètement idiot, car ça ne fait qu'accentuer la récession!»

Querelles

Questionné à savoir si le pire ennemi du PQ n'était pas le PQ lui-même en référence aux querelles internes qui ont suivi le rejet de la candidature de l'ex-député Jean-Claude Saint-André à l'investiture du PQ dans l'Assomption, l'ex-leader souverainiste a refusé de se faire alarmiste.

«Il y a eu des problèmes dans juste un comté! C'est une sorte de record! Le PQ est un parti d'idées : on discute et on discute fort. J'espère qu'il continuera à y avoir des débats d'idées au Parti québécois», a-t-il résumé.

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