Le ministre des Travaux publics et député de Mégantic?L'Érable, Christian Paradis, a dû se rendre à Montréal pour aller saluer les militants qui manifestaient devant les bureaux du chef libéral, Stéphane Dion.
«Il faut savoir que ces manifestations n'ont pas été organisées par le Parti conservateur, mais par un organisme du milieu appelé Rally for Canada. Au Québec, ils ont choisi de se donner rendez-vous à Montréal», explique M. Paradis au sujet du groupe mis sur pied par le blogueur conservateur Stephen Taylor.
Outre le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard, le Québec était la seule province canadienne dans laquelle une seule manifestation avait lieu hier.
On en comptait cinq en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique, trois en Saskatchewan et deux au Manitoba. Aucune manifestation n'avait lieu à Terre-Neuve, où les conservateurs ont été rayés de la carte en octobre.
«Un peu spécial»
«J'avoue que c'est un peu spécial qu'il n'y ait rien de prévu à Québec!» a brièvement déclaré le député conservateur de Charlesbourg?Haute-Saint-Charles, Daniel Petit, lorsque joint par téléphone hier. «Ici, les gens n'ont pas montré le désir de faire une manifestation et je ne sais pas pourquoi.»
Christian Paradis avance pour sa part que la prorogation des activités de la Chambre des communes cette semaine semblait avoir quelque peu calmé le jeu à Québec et en Chaudière-Appalaches.
«Beaucoup de gens de ces deux régions nous ont contactés cette semaine pour se mobiliser et ils étaient prêts à partir. Cependant, avec la prorogation, ils se disent maintenant sécurisés, car le Parti conservateur est maintenu au pouvoir et travaille sur un nouveau budget», poursuit-il.
Le ministre assure toutefois que les militants conservateurs de Québec et Chaudière-Appalaches demeurent sur le pied de guerre. «Ils nous encouragent et nous envoient des lettres d'appui.»
Militants satisfaits
À Montréal, Christian Paradis dit avoir rencontré des militants de toutes les régions du Québec satisfaits de voir son parti demeurer au pouvoir. «Les gens disaient que ça n'aurait eu aucun sens de voir Stéphane Dion devenir premier ministre et ils constatent que les masques tombent au Bloc québécois.»
Alors que des manifestations procoalition attiraient 1000 personnes à Montréal et 2000 à Toronto, le ministre des Travaux publics a dit ne pas s'inquiéter de la moins grande envergure des manifs anticoalition.
«Les événements d'appui à la coalition sont surtout l'oeuvre du mouvement syndical, qui est déjà très bien organisé contre Stephen Harper, alors que, pour ce qui est des manifestations d'opposition, ce sont surtout des gens qui s'y sont rendus de leur propre chef», conclut-il.











