Nominations au Sénat: un choix légal, mais pas nécessairement légitime

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

 

Jean Pascal Lavoie
Le Soleil

(Québec) Légal et légitime ne vont pas toujours de pair. Après les débats sur la légitimité d'un éventuel gouvernement de coalition, la nomination en bloc de 18 sénateurs par un gouvernement chancelant pose à nouveau la question.

«Bien que le gouvernement conservateur soit en sursis, techniquement il n'a pas encore perdu la confiance de la Chambre et gouverne en tant que tel. Stephen Harper peut donc procéder à ces nominations. Toutefois, ce geste peut paraître cynique à plusieurs égards», affirme Réjean Pelletier, politologue à l'Université Laval.

La promesse maintes fois répétée de ne nommer que des sénateurs préalablement élus semble avoir cédé devant des impératifs stratégiques. «Comme il l'avait fait avec sa loi sur les élections à date fixe, Stephen Harper passe outre ses principes en nommant ces sénateurs. S'il peut sembler cynique ou illégitime, le geste est légal.», ajoute le spécialiste.

Bataille déplacée au Sénat

Pour Jean-Herman Guay, politologue à l'Université de Sherbrooke, la bataille qui se jouait à la Chambre des communes il y a quelques semaines se déplace maintenant au Sénat. Une coalition qualifiée d'illégitime par le gouvernement, une prorogation de la session considérée tout aussi illégitime par l'opposition et maintenant cette nomination par un gouvernement en sursis. «Nous sommes devant un cas de figure exceptionnel. Si Stephen Harper était parfaitement con­vaincu d'être réélu, il n'agirait pas de cette manière. L'arrivée de Michael Ignatieff à la tête du Parti libéral change la donne et le premier ministre en est bien conscient.»

Quant à cette éventuelle réforme du Sénat désirée par Harper et qui ferait l'économie d'un débat constitutionnel, Réjean Pelletier y voit un moyen détourné d'arriver à ses fins. «En nommant des sénateurs issus d'une liste d'élus dans chaque province et en leur demandant de s'engager à démissionner au bout de huit ans, il contourne le problème et je crois que c'est mauvais.»

Cyberpresse vous suggère

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer