L'élu au centre des spéculations, Éric Caire, député de La Peltrie, jure qu'il se pose toujours deux questions : comment combiner les rôles de père de quatre enfants et de chef de parti? Y a-t-il une meilleure personne pour occuper l'emploi?«Ce n'est pas que ça ne m'intéresse pas, a-t-il indiqué au Soleil, hier. Mais je n'ai pas envie d'être juste une photo sur le réfrigérateur pour mes enfants.»
Quatre ans avant la prochaine élection, avec ses responsabilités en matière de santé et d'affaires intergouvernementales canadiennes et «un parti à rebâtir», M. Caire souligne que le travail ne manque pas à l'ADQ. Pour l'heure, Mario Dumont n'est pas parti et les modalités de la course à la direction n'ont pas été arrêtées.
«J'en ai parlé autour dans mon entourage et à ma blonde, indique-t-il. C'est elle qui m'a dit : ''Pas besoin d'aller plus vite que le train. Il n'y a pas d'urgence.''»
Le député qui a résisté à la vague libérale dans la région de Québec s'attend à se faire parler souvent du leadership. Mais peu lui importe. «Il faut prendre le temps pour réfléchir parce qu'il n'y a pas de retour en arrière, dit M. Caire. Je suis conscient qu'on va me poser la question tous les jours. Mais je ne vais pas précipiter ma réflexion juste parce que les gens veulent savoir.»
Le député adéquiste de Shefford, François Bonnardel, a aussi manifesté de l'intérêt pour le poste avant Noël. Mais il juge lui aussi qu'il est trop tôt pour arrêter une décision. Il préfère attendre de connaître les paramètres de la course, qui seront déterminés par un comité, avant de choisir «si on y va ou si on n'y va pas». «C'est important de savoir combien de temps on va avoir pour se préparer, a indiqué M. Bonnardel. Est-ce que le comité va vouloir faire ça rapidement? Ou ramener ça aussi loin que le printemps 2010? C'est quand même important.»
Il n'a pas été possible de s'entretenir avec un autre successeur éventuel, l'ex-leader parlementaire Sébastien Proulx, hier. Ex-président du Conseil du patronat, Michel Kelly-Gagnon a mis fin aux espoirs de ceux qui le voyaient à la tête du parti, hier, dans Le Devoir.
Le député adéquiste de Chauveau, Gérard Deltell, qui a déjà fermé la porte à la direction, croit lui aussi qu'il n'y a pas péril en la demeure. Selon lui, pour éviter de «brûler des cartouches», l'ADQ doit prendre son temps avant de trouver un successeur à Mario Dumont. Quitte à nommer un chef intérimaire pendant plusieurs mois.
«Ça se jase, note l'ex-journaliste de TQS. Tout le monde veut savoir qui va remplacer M. Dumont. Je souhaite une course au leadership, mais qui ne se fera pas dans les mois qui viennent. Je veux qu'on se donne le temps.»
Les 125 candidats de l'ADQ doivent se réunir pour un autre bilan le 17 janvier, indique M. Deltell.
Conseil des ministres
Le nouveau Conseil des ministres de Jean Charest se réunira pour la toute première fois aujourd'hui.
Il y a fort à parier que le menu de la session extraordinaire de la semaine prochaine, les 13, 14 et 15, sera à l'ordre du jour. Il est acquis que l'élection d'un nouveau président de l'Assemblée nationale doit être tenue le premier jour, le mardi. Le lieutenant-gouverneur Pierre Duchesne devra prononcer un discours d'ouverture.
À l'heure actuelle, le cabinet du premier ministre refuse de dévoiler le contenu de ces trois jours, sinon que des périodes de questions devraient être tenues en avant-midi mercredi et jeudi. Toutefois, selon des informations provenant des deux partis d'opposition, un énoncé économique devrait être prononcé. On s'attend aussi à ce que le ministre Sam Hamad dépose son projet de loi concernant les régimes de retraite.












