«Je m'excuse, mais ç'a existé, la bataille des plaines d'Abraham. Wolfe a gagné. Montcalm a perdu. C'est notre histoire que ça plaise ou non», a-t-il lancé, jeudi, en point de presse, à Québec.
L'élu représentant La Peltrie à l'Assemblée nationale ne voit pas «pourquoi on occulterait un pan de notre histoire, sous prétexte que cette période ne fait pas notre affaire».
Il a fait valoir que la France «commémore la bataille de Waterloo. Savez-vous qu'en Allemagne, il y a un camp de concentration à Dachau qui est ouvert aux touristes et qui est financé en grande partie par la communauté juive?»
Depuis quelques jours, la ministre fédérale Josée Verner, qui entend assister à la reconstitution de la bataille qui aura lieu le 13 septembre, et la députée péquiste Agnès Maltais, qui n'a pas du tout l'intention de le faire même si l'événement sera «une leçon de pédagogie sur notre courage», s'échangent des reproches.
Éric Caire a fait savoir ce qu'il en pense. «C'est des enfantillages. Ce n'est pas de nature» à redorer le «blason de la classe politique».
«Mentalité de colonisés»
Selon lui, que l'affrontement militaire se soit traduit par une défaite française ne change pas le fait que «ça fait partie de notre histoire, de notre identité. Il faut vraiment avoir une mentalité de colonisés pour se sentir attaqués par ça», a dit le député qui assistera à la reconstitution de la bataille, si son agenda le permet.
Devant les journalistes, le député péquiste Bernard Drainville, lui, s'est dit «très mal à l'aise de commémorer la défaite de notre peuple. Je ne vois pas en quoi on devrait célébrer la défaite des forces françaises face aux armées britanniques.
«Nous sommes des souverainistes, des indépendantistes», a-t-il tenu à rappeler au sujet du Parti québécois. «Parce que nous pensons qu'il faut, en quelque part, corriger ce fait historique. Alors, l'indépendance sera une façon, comment dire, de mettre un point final à cette expérience, à cet événement de l'histoire.»
Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, s'est montré prudent, lorsqu'interrogé sur le sujet. «Je ne serai pas à l'événement, a répondu celui qui est député libéral de Jean-Talon. Je ne pense pas qu'il y a lieu de commémorer l'événement en tant que tel.»














