Les principaux successeurs éventuels à Mario Dumont ont tous entendu parler d'une somme variant de 20 000 $ à 25 000 $ à verser au parti pour avoir l'opportunité d'être de la course. Ni Éric Caire ni François Bonnardel ni Christian Lévesque n'ont un problème avec la chose. Aucun d'eux n'est encore officiellement dans la course. Ils réfléchissent.« La possibilité d'exiger un montant pour participer à la course est évoquée actuellement», confirme M. Lévesque, député défait dans Lévis.
Même son de cloche chez le nouveau directeur général du parti, l'ex-député Simon-Pierre Diamond. «J'ai entendu ça moi aussi, indique-t-il. Ce sont des discussions que nous avons.»
Responsable d'élaborer les paramètres qui guideront la course à la direction, le juriste Marc-André Gravel n'a pas rappelé Le Soleil hier. Il n'a pas été possible de confirmer les montants avec lui, pas plus que la durée de la course, le nombre de cartes de membres à vendre ou de signatures à amasser pour les candidats.
«Il faut rester raisonnable, note par ailleurs Éric Caire, député adéquiste de La Peltrie. Si on parle d'un million de dollars... Mais je pense qu'un candidat au leadership doit être en mesure d'amasser un certain montant. (...) S'il y a 1000 personnes qui appuient ma candidature et qui me donnent 25 $, je vais les avoir, mes 25 000 $. S'il n'y a pas 1000 personnes dans le parti qui m'appuient, j'ai un problème.»
Le fait d'exiger un prix d'entrée pour la course découragerait probablement les candidatures plus loufoques. «Est-ce que ç'a comme effet secondaire de faire en sorte que des gens qui n'ont pas la capacité d'unir ne seront pas en mesure de rencontrer les critères? Sans doute», analyse M. Caire.
Le montant exigé ne provient pas de la vente de nouvelles cartes de membre, dont les recettes demeurent dans les coffres de la circonscription, explique-t-il. Il s'agit d'une autre somme qui s'en va directement au parti.
Le député de Shefford, François Bonnardel, n'est pas rebuté par l'idée d'allonger 25 000 $ pour être de la partie. «Pas du tout, assure-t-il. À la base, ça va démontrer un certain sérieux pour ceux, hommes ou femmes, qui voudront y aller.»
M. Bonnardel souhaite que les règles soient connues «le plus rapidement possible pour qu'on puisse se faire une tête».
Une source adéquiste a souligné que l'argent investi par les candidats pourrait financer l'événement final à l'occasion duquel le nouveau chef de l'ADQ sera élu.
Au Parti québécois, lors de la course à la succession de Bernard Landry, en 2005, aucun montant d'argent n'était exigé des candidats. En 2007, Pauline Marois a dû effectuer un dépôt non remboursable de 5000 $.
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