Le porte-parole de l'Action démocratique du Québec a eu une réaction toute en «délicatesse» à la lecture de l'article du
Soleil, hier, sur la firme qui a floué 9200 investisseurs de dizaines de millions de dollars.
Des documents déposés devant les tribunaux, dans le cadre de la poursuite en diffamation de la péquiste Pauline
Marois contre l'ex-élu adéquiste Gilles Taillon, confirment que le ministère des Finances a accordé, en 2001, 1 million $ à la compagnie qui baignait dans l'encre rouge.
Étrangetés
Les dossiers des Finances comportent des étrangetés. Des signatures manquent à certains endroits; des informations ont été perdues; les formulaires semblent avoir transité uniquement entre les mains des employés de ce ministère, dont celles de Jean Renaud, accusé récemment d'avoir été complice des fraudes orchestrées par Vincent Lacroix.
Pendant la journée, des victimes ont contacté Le Soleil pour témoigner de leurs malheurs. L'une a perdu un petit héritage; l'autre s'est retrouvée à conseiller à des clients d'investir ? pour ensuite presque tout perdre ? dans Norbourg; tous n'ont pas digéré la conduite des responsables du secteur public dans le dossier qui a dégénéré en grand scandale financier.
«Aller au fond des choses»
En entrevue téléphonique, le député Bonnardel a rappelé qu'en juin, sa formation politique a réclamé une investigation publique. L'élu a indiqué que la requête est maintenue, mais il ne peut dire si l'ADQ la relancera à la reprise des travaux parlementaires.
Par contre, «quand 9200 familles subissent des pertes de 130 millions $, il y a matière à aller au fond des choses. (Il faut) comprendre pourquoi les (responsables) de l'Autorité des marchés financiers, de la Caisse de dépôt et de placement du Québec et du ministère des Finances ont pu se sauver de la faillite» Norbourg avec une aide 992 000 $.
L'ex-député Gilles Taillon est poursuivi pour 900 000 $ après avoir affirmé que «des pressions politiques de la ministre à l'époque (Mme Marois) avait fait en sorte que Lacroix avait reçu un chèque». M. Bonnardel s'est gardé de jeter la plus petite goutte d'huile sur le feu. «On se pose des questions sur ceux qui (avaient) autorité» sur tout ce qui a trait à Norbourg, a laissé tomber le député de Shefford.












