Le PQ peine toujours à comprendre Québec

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Le PQ peine toujours à comprendre Québec

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Mme Marois a indiqué qu'une permanence sera implantée à Québec au cours des prochaines semaines.

Photo La Presse Canadienne

Simon Boivin
Le Soleil

(Québec) Le Parti québécois peine encore à cerner les préoccupations des gens de la capitale, constate Pauline Marois, qui s'avoue préoccupée par la situation.

«Il y a sûrement encore des choses qui nous échappent parce qu'on n'a pas été chercher l'appui de la population de la capitale nationale et de Chaudière-Appalaches» aux dernières élections, a admis la chef péquiste, hier, en clôture d'un conseil national de deux jours.

«Oui, il faut faire un plus grand effort et être davantage à l'écoute des gens de la capitale nationale pour saisir les enjeux qui les préoccupent et être capable de mieux faire valoir leur point de vue», a-t-elle poursuivi.

Depuis deux élections, seules les circonscriptions de Taschereau, occupée par Agnès Maltais, et de Charlevoix ont conservé leur fidélité à la formation souverainiste. Les péquistes ont été incapables de raviver l'intérêt envers leur parti.

«Nos membres sont très préoccupés par cette réalité-là, et je le suis, souligne Mme Marois. Nous allons implanter une permanence à Québec au cours des prochaines semaines. Il y aura du personnel qui sera au service de nos militants, nous allons être présents dans la région de Québec. Pour écouter, pour être plus sensibles, et pour proposer à l'occasion.»

À son premier discours à titre de président du PQ, Jonathan Valois a ouvert en insistant sur ses liens personnels avec Québec. «Je comprends que le destin de notre parti est intimement lié à cette ville, à cette région, et à la région de Chaudière-Appalaches, a déclaré M. Valois. À vous tous de ces régions, je vous dis : mes visites seront fréquentes, mes efforts seront soutenus, et mes échanges avec vous, quasi permanents. Je veux écouter, je veux comprendre, je veux aider.»

Pendant la campagne électorale, en entrevue au Soleil, Mme Marois avançait que la population de Québec éprouvait toujours du ressentiment envers le PQ en raison des fusions municipales. «Je crois qu'il y a eu une cassure au moment où on a fait les fusions, disait-elle. Et elle prend du temps à se réparer.»

La difficulté à séduire l'électorat de la capitale est une question qui refait surface périodiquement dans le mouvement souverainiste. Le Bloc québécois a lui-même commandé un rapport interne sur le fameux «mystère Québec» à son ex-vice-présidente, Hélène Alarie, après sa déconfiture de 2006.

Tel que prévu, hier, les délégués du PQ ont adopté une proposition pour exiger que la «gestion, la propriété et les sommes» dévouées aux plaines d'Abraham et aux terrains qui font face à l'Assemblée nationale soient transférées au Québec. Les militants demandent au gouvernement Charest de faire les pressions nécessaires sur Ottawa.

La chef du PQ a par ailleurs réitéré qu'elle souhaite un gel des tarifs pendant toute la période de la crise, mais qu'une fois la tourmente traversée, il faudrait les étudier au cas par cas.

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