Lors de son passage au Parlement, plus tôt cette semaine, M. Juneau disait qu'il était prêt à retourner se «bercer» après une quinzaine d'années à la barre de l'organisme, mais seulement si le gouvernement lui signifiait son insatisfaction et lui demandait de se retirer.
La décision reviendra officiellement au ministre du Patrimoine, James Moore, mais si l'on se fie à sa collègue Josée Verner, qui est responsable de la région de Québec, cela ne risque pas de se produire.
«La réponse est claire. La réponse c'est non. Surtout pas suivant des menaces et des appels à la violence auxquels nous avons assisté dans la région de Québec depuis que le Bloc et le Parti québécois ont semé la pagaille dans ce dossier», a insisté Mme Verner, sous les huées des souverainistes.
Bisbille
Visiblement en colère, la ministre a en outre repris le refrain de ses collègues anglophones, dont l'Ontarien Pierre Poilievre, qui clament sur toutes les tribunes depuis quelques jours que le Bloc québécois soutient des extrémistes et se fait complice d'incitation à la haine.
«Il est clair pour tout le monde que les menaces et les appels à la violence ne font pas partie des valeurs québécoises. Il s'agit plutôt de l'idéologie du Bloc», a-t-elle affirmé.
Le chef du parti souverainiste, Gilles Duceppe, lui a officiellement demandé de retirer ses paroles. Il attend une décision du président de la Chambre à ce sujet.
Le Bloc n'a d'autre part pas l'intention de lâcher prise, au sujet de M. Juneau et des plaines d'Abraham, malgré la position claire gouvernement et même si les autres partis d'opposition semblent s'être désintéressés de la joute.
M. Duceppe promet ainsi de continuer à se battre pour que les activités éducatives offertes par la CCBN et qui mettent en scène des militaires soient annulées.










