«La loi électorale prévoit la continuité du bureau de comté et il y a un délai de six mois pour combler le poste, ce qui n'est pas une période excessivement longue. Mais je comprends le maire de Rivière-du-Loup comme d'autres maires qui veulent un député pour faire cheminer leurs dossiers. C'est bien correct de l'exprimer au premier ministre du Québec», a dit hier Mario Dumont dans un entretien avec Le Soleil, pour aborder les dossiers locaux et régionaux.
Dès l'annonce de la démission de M. Dumont, le maire de Rivière-du-Loup, Michel Morin, a écrit au premier ministre Jean Charest pour le prier de faire diligence dans le déclenchement d'une élection complémentaire dans cette circonscription du Bas-Saint-Laurent.
Pas d'appui aux candidats
M. Dumont prévient qu'il n'a pas du tout l'intention de faire un clin d'oeil ni d'apporter son appui à l'une ou l'autre des personnes intéressées à porter les couleurs de l'ADQ dans la circonscription qu'il a représentée pendant 15 ans.
«Je sais qu'il y a des personnes intéressées par cette fonction, y compris dans mon bureau», a dit M. Dumont. S'il y avait une course avec des candidats de grande qualité, «je me ferai alors le promoteur d'une course saine et vivante», a dit M. Dumont précisant qu'il «ne souhaite pas appuyer un candidat en tant qu'ex-député».
L'ex-chef adéquiste n'a voulu commenter la candidature possible de Jean D'Amours, ex-maire de Rivière-du-Loup et actuel président du Parti libéral du Québec dans la prochaine élection complémentaire.
«Je me contenterai de m'assurer d'avoir une candidature de qualité dans ma circonscription. Le Parti libéral choisira son candidat par lui-même...», a dit Mario Dumont, qui a déjà, à deux reprises, battu M. D'Amours dans Rivière-du-Loup.
Interrogé pour savoir quels dossiers lui ont procuré le plus de satisfaction comme député pendant 15 ans, Mario Dumont dit qu'il a toujours cherché à répondre aux besoins de ses commettants, notamment avec l'instauration de la médecine nucléaire au Centre hospitalier régional de Rivière-du-Loup, le soutien de la compagnie Premier Tech de Rivière-du-Loup dans sa croissance, la réouverture de la traverse Trois-Pistoles?Les Escoumins et l'établissement de petites résidences pour les personnes âgées dans plusieurs villages.
«Je peux dire, sans malaise, que sans mes interventions au gouvernement fédéral, la réouverture de la traverse était menacée. Plusieurs avaient déjà mis une croix sur le retour de ce service de lien interrives. J'en ai fait un cas personnel.»
Hier, le député a vidé ses dossiers de son bureau de Québec en prévision de ses nouvelles fonctions d'animateur d'une émission quotidienne d'affaires publiques à TQS, en septembre.
Le député de Rivière-du-Loup jusqu'au 6 mars a aussi préciser qu'il demeurera propriétaire de la maison et de la terre familiale des Dumont dans le «petit» rang 2 de Cacouna, mettant fin aux rumeurs de vente.
«Je vends mon condo à Québec, mais pas la maison ni la ferme dans le Bas-du-Fleuve. Mais toute la famille déménagera dans la région de Montréal.»









