M. Charest a répété que son gouvernement souhaitait rapidement nommer des remplaçants pour 8 des 13 membres du conseil d'administration dont le mandat est échu, choisir un nouveau président du conseil d'administration, ainsi qu'un nouveau président et chef de la direction.
Toutefois, M. Charest estime que la mise sous surveillance de la CDP, formulée dans un communiqué publié jeudi par l'agence Standard & Poor's, s'adresse davantage au Parti québécois qu'au gouvernement.
M. Charest a affirmé que l'agence, chargée d'évaluer la solvabilité des institutions, a envoyé un message «percutant» contre la politisation «à outrance» du débat mené par le PQ, à la suite des pertes sans précédent de la société d'État.
Le premier ministre a insisté sur un passage du communiqué où Standard & Poor's indique que le débat politique en cours au Québec pourrait réduire l'indépendance de la CDP face au gouvernement.
M. Charest a affirmé que la CDP méritait d'être traitée avec plus de respect que ce qu'a démontré le PQ.
Une impasse
Le gouvernement et l'opposition officielle sont dans une impasse concernant l'organisation d'une commission parlementaire pour faire la lumière sur les pertes de près de 40 milliards $ affichées par la CDP pour l'année 2008.
Vendredi, M. Charest a d'ailleurs réitéré qu'il n'a pas l'intention de comparaître devant la commission, contrairement à ce que le PQ réclame.
Dans son communiqué, Standard & Poor's a indiqué que les récents événements qui ont secoué la CDP démontrent qu'il y a moins de stabilité au sein de la haute direction, à un moment où un «leadership fort et stable serait encore plus important».











