Défait lors du dernier scrutin par le libéral Raymond Bernier, M. Benoît est redevenu conseiller en sécurité financière et représentant en épargne collective.Selon lui, le C. A. de la Caisse a besoin de plus de gens «du peuple», qui connaissent le milieu de la finance. «Je suis un payeur de taxes comme tout le monde, je paie des impôts, des plaques sur mon char, énumère-t-il. Je suis pas mal plus représentatif du Québec moyen que quelqu'un qui va venir d'une très grosse institution financière ou d'un syndicat. (...) Ça prend quelqu'un qui n'est pas en conflit d'intérêts.»
Son passé adéquiste ne nuit pas à sa candidature, croit-il. «Non, au contraire, si les libéraux veulent prouver qu'ils ne politisent pas la Caisse, je ne pense pas que ce soit un problème», avance M. Benoît. Pendant la campagne électorale, des informations ont circulé à l'effet que le Parti libéral du Québec a rejeté la candidature d'un homme d'affaires adéquiste, Jean-Guy Desjardins, à la tête de la Caisse.
«Je ne veux pas être à la tête du C. A., je veux juste avoir mon mot à dire», dit M. Benoît.
Il estime que la Caisse fait preuve d'un manque de transparence et que les gestionnaires ont touché des bonis malgré des rendements peu élevés.










