«Boston est une ville où tu as les plus grands centres de recherche, où tu as les meilleures universités, où tu manges bien, une ville de spectacles, il y a beaucoup d'équipes de sport, des institutions financières et une belle qualité de vie», a énuméré le ministre en entrevue au Soleil, hier. «Québec a tout ça. On est capable d'amener la ville encore plus loin.»
Pour lui, l'essor de la capitale doit passer par deux axes : le développement économique ? incluant la culture, le tourisme, l'industrie du savoir, les compagnies d'assurance, etc. ? et les sports.
La région a démontré une résistance plus grande que d'autres à la crise économique, même si personne ne peut en sortir «indemne», note M. Hamad.
Pour assurer le dynamisme de la capitale, il importe d'attirer des compétitions sportives internationales et de bâtir les équipements pour les recevoir. Des infrastructures qui pourront aussi bien servir à des athlètes amateurs. «On a le sport dans le sang, et c'est bon pour nous», affirme le ministre.
D'où l'importance de projets comme celui d'un amphithéâtre multifonctionnel, comme «toute grande ville qui se respecte». L'engagement d'investir 50 millions $ dans un nouveau colisée tient toujours. Les sommes à investir dans l'anneau de glace Gaétan-Boucher ne sont pas déterminées, mais Québec en sera partenaire.
Pour nourrir le rêve olympique, il faut savoir «se mettre dans la file» longtemps d'avance, note M. Hamad. Selon lui, si la candidature de Québec est étudiée assez tôt, il est possible de rêver aux Jeux d'hiver de 2022.
La quiétude dans laquelle se sont déroulées les nombreuses activités du 400e joue en faveur de Québec pour l'accueil d'événements d'importance, note le ministre.
Mais «la priorité numéro un» dans un avenir à court terme reste pour lui la réalisation d'un train rapide reliant Québec et Windsor. Il dit «pousser» pour les études pour qu'elles arrivent le plus rapidement possible en 2009. Et, même si l'argument de la rentabilité économique ne joue pas en faveur de Québec, il faut voir plus loin et considérer les répercussions sociales et environnementales, dit le ministre.
Le ministre Hamad souhaite également que le fédéral, qui veut reloger ses fonctionnaires, opte pour le secteur D'Estimauville. La direction régional de son ministère ouvrira bientôt un bureau d'Emploi-Québec de 100 employés dans le secteur.
Il n'entretient pas d'amertume face au fait qu'il a perdu la responsabilité de la région au profit de Philippe Couillard pendant quelque temps. «Ça fait partie de la vie politique, dit-il. Comme au hockey. Tu gagnes des match, tu en perds d'autres. C'est une question de persévérance.»










