Une décision attendue dans les deux ou trois prochaines semaines et qui ne fait pas de doute, selon les propos recueillis lors du rassemblement à l'Hôtel Universel de Rivière-du-Loup. Plusieurs militants sont déjà très actifs sur le terrain pour reconquérir la circonscription.«Je souhaite fermement que Jean D'Amour soit notre candidat. Il connaît les dossiers et la machine gouvernementale. C'est la personne idéale», a affirmé Jean-Pierre Rioux, nouveau président de l'association libérale et ex-candidat libéral dans Rivière-du-Loup. M. Rioux, maire de Trois-Pistoles, prêche pour une élection rapide.
Il croit que M. D'Amour peut compter sur l'estime de ses concitoyens au même titre que le député fédéral Maxime Bernier, réélu massivement en Beauce malgré ses déboires comme ministre. «En ce qui me concerne, je voudrais une élection le plus rapidement possible, mais la décision appartient au premier ministre du Québec», a dit M. D'Amour, qui avait toute la sympathie de cette assemblée partisane à peu près désertée par les médias régionaux et nationaux.
«Il n'a jamais été question de rendre ma décision aujourd'hui (hier). Ma décision d'être ou non candidat sera prise dans quelques semaines. Je rencontrerai le nouveau président de l'association et on procédera», a dit M. D'Amour avant de revenir sur son arrestation pour conduites avec les facultés affaiblies.
«Je n'ai pas reçu de commentaires négatifs, seulement des messages de réconfort à la suite de cette affaire pour conduite avec facultés affaiblies. J'admets que j'ai commis une erreur», a dit M. D'Amour.
Il a répété qu'il avait pris le souper avec des amis le soir de son arrestation, le 24 septembre, et il a nié la rumeur voulant qu'il ait pu être en compagnie du premier ministre Jean Charest. «Je suis franc. Si M. Charest avait été là, je l'aurais dit. Il était absent...»
Ce soir-là, le président du PLQ a été arrêté à Québec en état d'ébriété, après un souper chez des amis. Il a plaidé coupable à la première occasion, lors de sa comparution le 19 décembre, au palais de justice de Québec. Il a été condamné à 1200 $ d'amende. Et comme le prévoit la loi, son permis de conduire a été suspendu pour un an, mais il pourra recommencer à conduire grâce à un permis restreint. L'affaire n'a été rendue publique que la semaine dernière.
Campagne «très féroce»
Le ministre des Ressources naturelles et député de Kamouraska-Témiscouata, Claude Béchard, présent à l'assemblée, a pratiquement lancé la campagne électorale. M. Béchard s'attend à une campagne «très féroce». «Pour nous, la campagne commence tout de suite. Ce ne sera pas l'affaire d'un seul homme ou d'une seule femme. Nous avons de bonnes chances (de gagner), mais il n'est pas vrai que les adéquistes n'existent pas et que les péquistes vont nous faire un cadeau. Tous les yeux seront tournés vers la circonscription. Ce n'est pas gagné d'avance, peu importe qui sera candidat, et je ne dis pas qu'il est nécessairement dans la salle...», a dit M. Béchard, déclenchant un grand éclat de rire chez les militants.
Rappelons qu'à deux reprises, en 2004 et en 2007, Jean D'Amour a subi de cuisantes défaites contre le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, qui a quitté la scène politique vendredi.










