Nouveau chapitre à la petite histoire des gros mots

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Nouveau chapitre à la petite histoire des gros mots

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Pour Nathalie Normandeau, il s'agit de commentaires «bas» et «petits» qui démontrent la «pauvreté de la pensée du PQ». Avant d'ajouter, pour rester dans l'analogie animale : «C'est l'image du hamster dans sa cage qui passe sa journée à faire du surplace. Et ça, c'est le PQ.»

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

Simon Boivin
Le Soleil

(Québec) «Folle», «trois singes de la bêtise», «hamster dans sa cage». La petite histoire des gros mots entre parlementaires s'est enrichie d'un nouveau chapitre, mercredi, à l'Assemblée nationale.

En chambre, l'invective à micro fermé du péquiste Sylvain Simard à l'endroit de la ministre des Finances - «Elle est folle» - a fait rougir de rage le premier ministre. Jean Charest s'est emparé d'un stylo et d'un papier pour passer une commande écrite à son entourage, signe que les choses n'allaient pas en rester là.

Comme de fait, les ministres Nathalie Normandeau et Jacques Dupuis ont frappé à bras raccourcis sur le député de Richelieu. «M. Sylvain Simard a émis un commentaire totalement inacceptable, a lancé Mme Normandeau. On lui demande de s'excuser.»

Peu de temps après, M. Simard a donné un coup de fil à Mme Jérôme-Forget, et un communiqué d'excuse a été publié : ces «propos ont peut-être pu blesser la ministre».

Une deuxième sortie

La sortie de la ministre Normandeau était en fait sa deuxième de la journée pour s'offusquer de dires péquistes. En matinée, elle s'est indignée que Pauline Marois compare M. Charest à un symbole asiatique : les trois singes de la sagesse. «J'aurais envie de les rebaptiser les trois singes de la bêtise : l'un se cache les yeux, l'autre se bouche les oreilles et un autre se couvre la bouche», a dit Mme Marois.

Pour Mme Normandeau, il s'agit de commentaires «bas» et «petits» qui démontrent la «pauvreté de la pensée du PQ». Avant d'ajouter, pour rester dans l'analogie animale : «C'est l'image du hamster dans sa cage qui passe sa journée à faire du surplace. Et ça, c'est le PQ.»

La réplique de la chef péquiste au discours inaugural du chef libéral a été «55 minutes d'insultes», a renchéri la ministre.

«Il y a une espèce de stratégie de la part du PQ d'insulter le gouvernement, et c'est quelque chose qu'on veut dénoncer», a ajouté le ministre Dupuis.

Le terrain politique est propice à l'échange de commentaires peu flatteurs. Vous souvenez-vous le fameux «chienne» lancé hors micro à l'ex-députée péquiste Elsie Lefebvre par Jean Charest, qui s'est ensuite excusé?

Que dire du «va donc t'occuper de ta grosse femme à TQS», envoyé par le ministre David Whissel à l'ex-élu de Vanier Sylvain Légaré, qui a aussi obtenu des excuses.

Toute la période des commandites a été riche en sous-entendus malveillants impliquant des amis ou de la famille de députés.

Finalement, l'ancien ministre libéral Thomas Mulcair s'inscrit aussi au tableau des coups de gueule les plus percutants, lui a qui traité l'ex-ministre Yves Duhaime de «vieille guidoune péquiste».

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