Âgé de 55 ans, M. Sabia est le gendre de l'ancien premier ministre canadien Lester B. Pearson. Sa nomination, entérinée par le gouvernement du Québec vendredi matin, entre en vigueur immédiatement.
Né à St. Catharines en Ontario, M. Sabia a occupé le poste de président et chef de l'exploitation de BCE et chef de l'exploitation de Bell Canada de mars 2002 jusqu'à ce qu'il remette sa démission en 2008.
Avant d'annoncer son départ, M. Sabia avait conclu une entente finale sur la privatisation de l'entreprise, la plus importante transaction du genre dans le monde, mais celle-ci a éventuellement échoué. M. Sabia s'est joint à BCE en octobre 1999.
Avant de travailler chez BCE, M. Sabia était vice-président exécutif et chef de la direction financière de la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN). Il a joué un rôle important dans l'inscription en bourse de CN en 1995 et dans les acquisitions qui ont permis à l'entreprise de devenir un transporteur nord-américain.
M. Sabia a aussi occupé plusieurs postes de direction à la fonction publique fédérale canadienne.
«Michael a toutes les qualités d'un leader fort qui a démontré sa capacité à gérer des institutions complexes, souvent dans des conditions difficiles, a précisé M. Tessier, en conférence de presse. De plus, dans ses fonctions de direction au CN et à BCE, il a eu à s'occuper des fonds de placement parmi les plus importants au Canada. Il est très conscient des responsabilités qui lui incombent.»
De son côté, le nouveau pdg de la Caisse a fait état de sa fierté à prendre le contrôle du «bas de laine» des Québécois.
«Un honneur»
«C'est un honneur de prendre la direction de l'une des plus grandes institutions financières au Québec et au Canada. Une institution prestigieuse qui a joué un rôle unique dans l'histoire du Québec au cours des 40 dernières années et qui continuera de jouer un rôle capital dans l'avenir dans un Québec moderne et ouvert sur le monde», a déclaré M. Sabia.
Le premier ministre Jean Charest, qui prenait part à une conférence de presse sur un autre sujet à Saint-Eustache, a dit de M. Sabia qu'il est «très connu dans les milieux d'affaires», qu'il a un «parcours remarquable» et qu'«il a laissé la société BCE en très bonnes conditions».
Quant à ceux qui pourraient reprocher au gouvernement d'avoir porté son choix sur quelqu'un qui n'est pas solidement enraciné dans le milieu québécois des affaires, M. Charest a dit que M. Sabia «est un Québécois qui habite au Québec et qui connaît bien le Québec».
Selon le premier ministre, M. Sabia est un excellent choix pour diriger la Caisse puisqu'il compte à la fois une vaste expérience dans l'administration publique ainsi qu'à la haute direction d'une grande entreprise privée.
Cette nomination survient quelques heures à peine après le lancement d'une commission parlementaire, à laquelle a participé la ministre des Finances Monique Jérôme-Forget, vendredi matin, pour faire la lumière sur les pertes historiques de 40 milliards$.
Elle suit aussi de quelques jours à peine l'allocution de Henri-Paul Rousseau devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, pour livrer sa perception des déboires de la Caisse vis-à-vis la situation économique mondiale.
En plus de confirmer le choix de M. Sabia, Robert Tessier, président du conseil d'administration de la Caisse, a annoncé les nominations Michel Lavigne et de Réal Raymond à titre de membre indépendant du conseil d'administration. Ces nominations s'ajoutent à celle de Me Jean-Pierre Ouellet, approuvée la semaine dernière. MM. Raymond et Ouellet sont de nouveaux membres du conseil d'administration tandis que M. Lavigne y siégeait déjà.










