C'est le message qu'a voulu passer hier Denis Coderre, le député de Bourassa à Ottawa et le lieutenant québécois du chef libéral fédéral Michael Ignatieff.Lors d'un point de presse donné hier matin, à Québec, M. Coderre a annoncé que, «oui, je suis en recrutement de candidats». Le coloré politicien a tenu à nier ce qui n'est qu'une rumeur à ses yeux. Le sénateur conservateur Michel Rivard «s'excite le poil des jambes» en prétendant que le Parti libéral du Canada «offre des comtés» à des sympathisants de l'Action démocratique du Québec.
«Ce n'est pas vrai», a tranché Denis Coderre. Il a aussitôt enchaîné qu'il rencontre cependant «des anciens membres de l'ADQ, des anciens membres du Parti conservateur et aussi des souverainistes fatigués».
L'homme de confiance de Michael Ignatieff a prudemment évité de prédire que sa formation arrivera finalement à surpasser le Bloc québécois comme parti le plus populaire au Québec. Denis Coderre a suggéré que, chez les jeunes âgés de 18 à 24 ans, par exemple, la question internationale dépasse en intérêt la question nationale.
«S'il y a des souverainistes fatigués, ces gens veulent passer à autre chose, a repris le député fédéral. C'est sûr que le PLC n'embarquera pas dans la question nationale, a convenu M. Coderre. (...) Je demande aux gens : osez le Parti libéral du Canada.»
Selon lui, même des partisans du Parti conservateur du Canada sont tentés par les libéraux et leur chef. «Des conservateurs [disent que] Stephen Harper [leader du PCC et premier ministre canadien], ça ne me représente plus.»
Scandale des commandites
Denis Coderre a reconnu la désertion de militants libéraux, en ces années suivant le scandale des commandites. Mais il a assuré que plusieurs sont de retour.
Responsable des préparatifs électoraux en vue de la prochaine campagne, M. Coderre a assuré qu'il est prêt à lancer les libéraux dans une bataille électorale. Il n'a pas voulu s'avancer si celle-ci aura lieu dans trois mois ou dans un an.
L'aide d'Internet
Par contre, «comme le dit un de mes amis, quand ça va bien, ça organise bien». Le financement d'un parti que les observateurs disaient presque en banqueroute, il y a peu, ne semble pas le préoccuper. «Retenez le mot Internet», a-t-il lancé au sujet de la prochaine campagne pour recueillir des fonds.
En ce qui concerne les candidatures, elles ne manqueront pas. Denis Coderre a avancé qu'en Beauce, quatre personnes sont déjà sur les rangs pour obtenir l'investiture.
L'organisateur et député s'est amené au point de presse avec un stylo qu'il dit offrir au ministre conservateur Christian Paradis. «Ça fait trois ans (depuis l'élection de Stephen Harper) qu'il ne se signe plus d'entente pour Chantier Canada. Il serait temps de régler le (dossier de) l'agrandissement du PEPS. Cela fait cinq fois qu'on annonce le début des travaux.»













