Joint hier, M. Généreux a hésité lorsqu'il s'est fait demander s'il est possible de corriger la situation sans toucher aux circonscriptions dans l'Est. «Il semble malheureusement que nous devons renoncer au statu quo», a-t-il répété à deux reprises tout en évitant de parler de disparition de circonscriptions.
Le président de la FQM et maire de la petite municipalité de Saint-Prime, au Lac-Saint-Jean, voit dans le déséquilibre de population entre les circonscriptions «le constat de la décroissance démographique de certaines régions, si nous avons vraiment besoin d'une preuve de plus».
«Ceci dit, comment s'assurer d'une juste représentation à l'Assemblée nationale? À ce rythme (de recul de la population), le poids des régions va s'atrophier considérablement.»
Les choix pour des correctifs lui apparaissent déchirants. Certaines circonscriptions urbaines sont «surdimensionnées», a-t-il convenu. Mais le travail de représentation n'est pas le même pour un député dont le territoire ne couvre que «quatre kilomètres».
«Il y a des limites à accepter l'inacceptable, a repris le président de la FQM. Il y a un problème d'équité. [...] Mais comment concilier l'équilibre [du nombre d'électeurs] et la question de l'occupation du territoire? Il y a déjà un frein imposé par la Cour suprême» qui admet la règle voulant que la population par circonscription puisse être de plus ou moins 25 % par rapport à la moyenne québécoise.
Aussi sensible que soit le sujet, Bernard Généreux croit que les élus doivent trancher. Les députés ont «un rendez-vous avec cette décision. Il y a des limites à glisser ça sous le tapis», a-t-il évoqué en faisant référence au fait que le directeur général des élections attend d'être convoqué en commission parlementaire pour divulguer une nouvelle proposition de carte électorale.










