Les municipalités se réjouissent de ces délais qui fondront comme neige au soleil au cours des prochains mois. Mais comment peut-on faire en sept jours ce qu'on faisait en 12 semaines? Simple question de volonté politique, rétorque le gouvernement, en précisant que le délai moyen d'attente était plutôt de 24 jours et non de trois mois.
Au bureau de la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, on assure que l'étude des dossiers se fera de façon aussi professionnelle qu'auparavant. De nouvelles ressources seront embauchées pour fournir à la demande. De plus, Ottawa ne recevra qu'un résumé des demandes de subvention et n'aura pas à faire en double le travail des fonctionnaires québécois. Le gouvernement fédéral s'assurera simplement que les demandes répondent aux objectifs de Chantiers Canada.
Mais au-delà des ressources supplémentaires, c'est surtout la volonté politique exprimée par les premiers ministres Jean Charest et Stephen Harper qui envoie un signal clair aux fonctionnaires, ajoute l'attachée de presse de Nathalie Normandeau, Louise Quintin. «À partir du moment où les deux chefs de gouvernement s'assoient et disent à leur machine respective que ça doit aller plus vite, ça va aller plus vite», a-t-elle soutenu.
De son côté, la Fédération québécoise des municipalités ne peut que se réjouir de cette nouvelle rapidité. Mais le président Bernard Généreux se demande bien pourquoi les délais étaient aussi longs par le passé. «C'est un mystère, a-t-il lancé. Chose certaine, on va s'habituer à ces nouveaux délais et on va trouver ça difficile de revenir à la normale par la suite.»











