Un registre des animaux de compagnie réclamé

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Un registre des animaux de compagnie réclamé

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Un registre permettrait d'identifier tous les acteurs dans le domaine des animaux de compagnie, que ce soit les éleveurs, les propriétaires d'animaleries ou de refuges, estime le groupe de travail sur le bien-être des animaux de compagnie, mandaté par le gouvernement pour renforcer les mesures existantes.

Photothèque Le Soleil

Louise Lemieux
Le Soleil

(Québec) Le groupe de travail sur le bien-être des animaux de compagnie veut créer un registre de tous les éleveurs, propriétaires
d'a­­ni­ma­leries et responsables d'abris temporaires d'animaux.

«L'idée derrière ce registre, c'est d'identifier tous les acteurs dans le domaine. Ceux qui refusent de s'enregistrer, on saura qu'on peut avoir des soupçons», dit Geoffrey Kelley. Le député de Jacques-Cartier préside ce groupe qui s'est réuni pour la première fois le 13 mars.

Le mandat du groupe, créé par Laurent Lessard, ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec le mois dernier, est de renforcer les mesures existantes à l'endroit des animaux de compagnie.

Le groupe est formé d'une trentaine de représentants de sociétés protectrices des animaux, de vétérinaires, de municipalités.

Lors de la première rencontre, plusieurs problèmes ont été mis en évidence, explique M. Kelley. «Par exemple, la loi P-42, qui assure la protection des animaux, est en vigueur depuis quatre ans. Devrait-elle être revue? L'Ontario a refondu la sienne l'an dernier. Les amendes au Québec sont-elles trop modestes? Il faut aussi faire un arrimage entre le Code criminel fédéral [qui punit la cruauté envers les animaux], la Loi provinciale sur le bien-être des animaux et la réglementation municipale», dit M. Kelley. Le citoyen ne sait plus à qui s'adresser quand vient le temps de déposer une plainte. Le processus devra être simplifié.

Des reportages ont dénoncé l'existence de plusieurs centaines d'«usines à chiots» au Québec. «Le problème, c'est que nous n'avons pas de vue d'ensemble ni de données fiables sur ces activités. Les problèmes sont nombreux, mais de là à dire qu'au Québec, nous sommes champions...» déplore M. Kelley.

Le député est surpris de constater combien le bien-être des animaux touche une corde sensible chez les Québécois.

Il se réjouit en outre que le dernier budget ait prévu un montant de 500 000 $ pour Anima Québec, l'organisme à but non lucratif voué à la sécurité et au bien-être des animaux.

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