C'est ce qu'a soutenu, hier, le critique du Bloc québécois en matière de transport, Mario Laframboise. «Il faut envoyer un signal clair qu'on est prêts à se raccorder avec les États-Unis. Il faut dire qu'on croit à ce projet. Il faut dire oui tout de suite à l'homme le plus puissant de la planète», a-t-il soutenu, hier, au Soleil, au cours d'un entretien téléphonique. À défaut, le développement d'un train rapide qui relierait Montréal et New York pourrait ne pas voir le jour.
M. Laframboise s'est réjoui de constater que la position de son parti et celle du président Obama se rejoignent quant à la pertinence de développer le transport ferroviaire pour passagers. «Le train est le mode de transport de l'avenir. C'est un bon moyen pour lutter contre les changements climatiques et les gaz à effet de serre», a-t-il affirmé.
Le député bloquiste estime que le plan Obama va relancer le débat sur la mise en place d'un train à grande vitesse (TGV) entre Québec et Windsor. «Ça amène de l'eau au moulin. On ne peut passer à côté de ça», a-t-il ajouté.
«Encourageant»
Pour sa part, le critique libéral aux Communes en transport, Joe Volpe, croit que l'annonce du plan Obama aura un effet positif pour améliorer le service ferroviaire pour passagers au Canada. «C'est encourageant pour le système de transport par train de passagers en Amérique du Nord. On parle d'intégrer aussi Montréal et Vancouver dans un projet à long terme», a-t-il commenté.
«On parle d'une aide de 13 milliards $, mais ce n'est pas suffisant. Ça pourrait être significatif pour le Canada, mais pour les États-Unis, ce n'est pas beaucoup d'argent. On prévoit améliorer les réseaux existants», a ajouté le député d'Eglinton-Lawrence dans la région de Toronto.
Il n'est toutefois pas convaincu que cette annonce amènera le gouvernement Harper à appuyer le projet de TGV entre Québec et Windsor. «Des entreprises privées sont prêtes à investir dans ce projet avec les gouvernements fédéral, de l'Ontario et du Québec. Elles n'attendent que le gouvernement fédéral les invite à présenter des propositions», a-t-il soutenu.
Québec se réjouit
Au gouvernement du Québec, on se réjouit également de l'annonce du président Obama. «C'est une belle annonce, d'autant plus que le premier ministre Charest et le gouverneur de l'État de New York ont convenu d'étudier le potentiel d'un train rapide entre Montréal et New York», a commenté, hier, le porte-parole de la ministre des Transports Julie Boulet.
Il n'a toutefois pas voulu commenter l'effet de l'annonce du plan Obama sur la position du gouvernement Harper concernant le projet de TGV. «Le gouvernement fédéral a aussi son mot à dire», a-t-il affirmé.
Il n'a pas été possible d'obtenir les réactions du ministre fédéral des Transports, John Baird. Jusqu'à maintenant, les ministres conservateurs ont dit préférer attendre les conclusions de la mise à jour des études sur le TGV avant de prendre position. Cette recherche devrait être complétée d'ici le début de l'an prochain. Cela n'a pas empêché le ministre Baird de souligner que les coûts d'un TGV ont considérablement augmenté depuis les années 90.










